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Des étudiants se font gardiens d'un verger patrimonial

L'auto-cueillette au verger est organisé par le comité environnemental étudiant de l'Institut de technologie agroalimentaire du campus de la Pocatière.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Miriane Demers-Lemay

Sauvegarder la variété génétique d’anciens arbres fruitiers de la région : c’est la mission du verger patrimonial de la Côte-du-Sud de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Après l’abandon de la gestion du verger par l'organisme Ruralys, des étudiants tentent de valoriser le site avec de nouvelles activités.

On veut surtout que ce verger continue, c'est pour ça que notre action s'inscrit vraiment dans la pérennité du verger, explique Camille Durand, étudiante à l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA), au campus de La Pocatière.

L’étudiante fait partie du comité environnemental de l’ITA, Poids Vert, qui s’est porté volontaire pour organiser des activités d’autocueillette dans le verger cette saison.

Le verger est la propriété du Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ), qui en assure aussi l'entretien. Au cours des dernières années, l'autocueillette était gérée par l'organisme Ruralys, qui a cessé d'organiser cette activité en raison de difficultés financières.

Au printemps prochain, on va faire des activités pour planter des arbres, c'est un verger qui a encore besoin de soins et d'amour, il y a des arbres qui sont anciens et qu'il faudrait remplacer, prévoit Camille Durand, qui explique que le comité devrait également prendre en charge ces activités.

Un pommier

La poursuite des activités au verger de la Côte-du-Sud permettra de protéger des variétés anciennes de pommiers.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le verger contient une trentaine de variétés de pommes, de poires et de prunes, qui ont été sélectionnées après des recherches et des inventaires pour cibler les variétés anciennes de la région.

Le verger contient des variétés de pommes et de poires qu'il n'y a pas ailleurs, renchérit Michael Redmond, animateur à la vie étudiante à l’ITA. Il explique que certaines variétés ont cessé d’être cultivées ailleurs, certaines nécessitant plus d’entretien et étant moins productives.

Une échelle pour cueillir des pommes dans un verger.

Le verger patrimonial de la Côte-du-Sud contient 34 variétés anciennes de pommiers, de poiriers et de pruniers.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le verger étant rempli de fruits, l’éventualité du gaspillage alimentaire a incité les membres du comité étudiant à se mobiliser et à organiser les activités d’autocueillette en moins d’une semaine.

On nous a tendu une perche énorme en nous disant qu'il y a un verger qui est plein de fruits et que personne ne ramasse, explique Camille Durand. On a embarqué sans trop se poser de questions.

Les membres du comité étudiant souhaitent réinvestir les profits des activités d'autocueillette dans des activités pour sensibiliser le grand public et pour revitaliser le verger. Ils se disent prêts à relever ces nouveaux défis.

Selon un reportage de Maya Arseneau

Bas-Saint-Laurent

Agriculture