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Best Buy et Bureau en Gros accusés de pousser leurs clients à pirater des séries

Un boîtier Android et une télécommande

Lorsque des logiciels spéciaux sont ajoutés et que les boîtiers sont connectés aux téléviseurs, ils peuvent être utilisés pour diffuser du contenu non autorisé

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Le distributeur de chaînes de bouquets payants Super Channel poursuit Best Buy, Bureau en Gros, Ordinateurs Canada et London Drugs pour avoir prétendument vendu des « appareils pirates » et appris à leurs clients comment les utiliser pour regarder la télévision sans payer.

Dans un document déposé devant la Cour fédérale cette semaine, Super Channel accuse les quatre détaillants canadiens de violation du droit d'auteur, affirmant que leurs employés « incitent » les clients à pirater le contenu en ligne en utilisant des appareils de diffusion en continu, vendus en magasin.

Les quatre détaillants contribuent délibérément à la création d'une culture de contrefaçon et de vol généralisée, affirme Super Channel dans le document. Leurs actions sont abusives et injustes envers leurs clients et causent des dommages au plaignant.

Les clients qui ont acheté les « appareils pirates » et qui ont reçu des conseils en magasin sont aussi poursuivis par l’entreprise dans le cadre de ce procès.

Super Channel n'a pas voulu nommer chacun des « dispositifs pirates » en question, mais a déclaré que l'affaire incluait les boîtiers TV Android.

Lorsque des logiciels spéciaux sont ajoutés et que les boîtiers sont connectés aux téléviseurs, ils peuvent être utilisés pour diffuser du contenu non autorisé – y compris des films et des émissions de télévision dont Super Channel détient les droits au Canada.

Les clients paient entre 60 $ et 200 $ pour ce boîtier, qui trouve sa place dans de nombreux foyers du pays, selon une étude.

Guerre contre la piraterie

Super Channel prétend avoir recueilli une centaine d'heures de vidéo filmée clandestinement par des détectives privés qui ont visité plusieurs magasins des distributeurs incriminés en se faisant passer pour des clients curieux de pirater du contenu.

Les enregistrements montreraient des employés de chacun des quatre détaillants en train de donner des conseils sur la façon d'utiliser certains appareils vendus en magasin pour pirater du contenu télévisuel.

Le chef de la direction de Super Channel, Don McDonald, s'est dit « choqué » lorsqu'il a pris connaissance des images. Les enregistrements saisissent plus de 150 incidents à l'appui du cas de Super Channel, dit-il, et montre que les employés impliqués dans la promotion de ces appareils vont du personnel d'étage aux employés de rang supérieur. « C'est endémique », déplore-t-il.

Best Buy, Bureau en Gros, Ordinateurs Canada et London Drugs ont déclaré à CBC qu'ils nient les allégations et respectent les lois canadiennes sur le droit d'auteur.

Avec les informations de CBC

Économie