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Inquiétudes pour l'avenir des aînés des résidences de Sayabec et de Val-Brillant

Èva Martel réside à la Villa Georges-Fournier de Sayabec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes

Les inquiétudes sont de plus en plus vives au sujet de l’avenir des personnes âgées en perte d’autonomie qui logent aux résidences de Sayabec et de Val-Brillant. Ces deux établissements doivent fermer à la fin de l’année. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n'a pris aucune décision au sujet de la trentaine de places qui y sont rattachées.

La mère de Brigitte Roy occupe une place en ressource intermédiaire (RI), dédiée à une clientèle en perte d'autonomie et financée par le gouvernement.

Le problème : la résidence où sa mère habite doit fermer à la fin de l’année.

Le CISSS a lancé un appel d’offres pour trouver des entreprises prêtes à reprendre les 31 places orphelines.

Aucune décision n’a encore été prise.

Brigitte Roy discute avec sa mère.

La proximité de la résidence pour personnes âgées permet à Brigitte Roy de visiter sa mère chaque jour.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

L’attente est longue pour Brigitte Roy.

L’hiver arrive vite et rien n’assure que sa mère aura toujours une place près de chez elle.

On est dans l’incertitude, ma mère est dans l’incertitude. Puis ça inquiète tout le monde à savoir qu’est-ce qui arrive avec elle? Est-ce qu’on va avoir à décider? On en doute.

Brigitte Roy, fille d'une pensionnaire de la Villa Georges-Fournier
Jean-Yves Thériault.

Jean-Yves Thériault, président d'Aide-Maison Vallée de la Matapédia espère que le CISSS prendra une décision rapidement.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

On est mieux d’avoir une réponse que de vivre dans l’incertitude, soutient Jean-Yves Thériault, le président d'Aide-Maison Vallée de la Matapédia, organisme propriétaire des résidences qui doivent fermer à la fin de l'année.

Il craint que ses pensionnaires déménagent loin de leur famille.

Une décision comme celle-là aurait des impacts sociaux, mais économiques aussi. Des emplois sont rattachés aux ressources intermédiaires.

C’est pas une question d’esprit de clocher, ce n’est pas ça du tout, c’est plus une question sur le plan humain. C’est qu’on n’a même pas de transports en commun. [...] Que ce soit à Amqui ou que ce soit à un autre endroit, ce n’est pas ça qui est important. L’important, c’est de garder la proximité, les services de proximités.

Fermetures prévues le 31 décembre 2019

Lors de l'annonce de la décision de fermer les deux résidences, une quarantaine de résidents logeaient aux deux endroits, dont 31 ressources intermédiaires.

Aide-Maison Vallée explique sa décision par les mises aux normes trop importantes qu'exige le ministère de la Santé.

Extérieur de la résidence.

Le président d'Aide-Maison Vallée a toujours espoir de vendre à un des promoteurs la Villa Georges-Fournier de Sayabec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Une décision d'ici un mois

Le CISSS précise qu'une décision devrait être prise d'ici la mi-octobre.

Tout sera fait pour garder les pensionnaires le plus près possible de leur famille, affirme l'organisation.

Des promoteurs de la région se sont manifestés, soutient la responsable des communications, Ariane Doucet, mais encore faut-il qu'ils répondent aux exigences importantes du ministère de la Santé.

Il s'agit d'un contrat d'une durée de 10 ans. C’est des contrats pour lesquels on souhaite qu’il y ait des gens dans la communauté qui se manifestent pour les prendre, indique Mme Doucet.

C'est un montant qui est quand même assez important. Ça prend une autorisation, une confirmation de l’Autorité des marchés financiers. C’est des pièces justificatives supplémentaires pour les postulants.

Ariane Doucet, responsable des communications, CISSS du BSL

Les 31 places en ressources intermédiaires d'Aide-Maison Vallée ont été séparées en deux pour l'appel d'offres qui s'est terminé le 30 août dernier.

Extérieur de la résidence.

Jean-Yves Thériault s'est résigné à vendre la Villa mon repos de Val Brillant.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Appel d'offres du CISSS

  • 10 places doivent être situées au sud-est de la Vallée de la Matapédia incluant Amqui
  • 21 places doivent être situées au nord-ouest incluant Amqui

Le CISSS explique que cette nouvelle répartition des ressources intermédiaires a pour but de permettre une accessibilité aux services dans la MRC, plutôt que d’avoir un seul point central. De permettre aux personnes qui viennent de milieux plus éloignés d’avoir des places plus près de la maison.

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