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Québec solidaire veut que tous les députés fassent la grève pour le climat

Gabriel Nadeau-Dubois parle dans un micro sur fond noir.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, craint que la réforme du mode de scrutin soit tablettée.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Turmel

Radio-Canada

Québec solidaire veut consulter les autres partis pour que les travaux parlementaires soient suspendus le 27 septembre prochain, lors de la Journée mondiale de mobilisation pour le climat.

C’est ce qu’a annoncé dimanche, en conférence de presse, Manon Massé, co-porte-parole du parti, en précisant qu’elle enverrait ce soir une lettre aux chefs des trois autres partis représentés à l’Assemblée nationale.

D’un commun accord, il faut que tous les partis s’entendent pour stopper les travaux parlementaires cette journée-là, a-t-elle lancé.

On veut que les élus envoient un message très fort. Et que cette journée-là, main dans la main avec Greta Thunberg, mais aussi avec les centaines de milliers de jeunes qui seront dans la rue et tous les autres qui seront là quel que soit leur âge, on reconnaisse que ce n’est pas une journée comme les autres.

Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire

Cette dernière aimerait que tous les députés reconnaissent que ce n’est pas une journée comme les autres.

La Suédoise Greta Thunberg, qui a initié, en novembre 2018, le mouvement de grève pour le climat dans les écoles, sera au Québec ce jour-là.

Québec solidaire a aussi précisé qu’il entamait des discussions pour que tous les employés de l’Assemblée nationale puissent rejoindre la manifestation sans crainte de sanctions disciplinaires.

Lors du même point de presse, Gabriel Nadeau-Dubois a précisé que l’environnement serait la priorité du parti qui est réuni jusqu’à lundi en caucus présessionnel.

Québec Solidaire va présenter une série de projets de loi, durant cette session, qui vont tous viser à responsabiliser le Québec en matière de lutte aux changements climatiques. J’espère sincèrement que M. Charrette et M. Legault seront un peu plus à l’écoute cet automne.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Selon lui, la crédibilité de la CAQ en matière d’environnement ne tient qu’à deux fils : le projet GNL Québec qui représente plus de 500 millions de tonnes de GES et le troisième lien, un gouffre financier prévisible qui va empirer plutôt que régler la congestion à Québec.

Réforme du mode de scrutin

Un peu plus tôt ce matin, M. Nadeau-Dubois avait exprimé les craintes du parti vis-à-vis de la réforme du mode de scrutin, qui doit permettre une représentation des partis à l'Assemblée nationale plus proportionnelle aux suffrages reçus.

Si la CAQ brise sa promesse, elle va devenir exactement le genre de parti qu'elle a passé des années à critiquer dans l'opposition : c'est-à-dire un parti qui dit une chose pour se faire élire, mais qui fait autre chose pour rester au pouvoir, a déclaré, le député de Gouin en marge de la réunion du caucus de QS.

Le premier ministre du Québec aime répéter qu'il respectera tous ses engagements électoraux. Mais depuis quelques jours, le gouvernement laisse cependant entendre que l'implantation d'un mode de scrutin proportionnel mixte pourrait ne pas se faire à temps pour l'élection générale d'octobre 2022.

La CAQ envisage en effet de déposer un projet de loi d’ici le 1er octobre. Mais compte tenu des délais nécessaires au Directeur général des élections (DGEQ) pour le rendre applicable, les modalités de nouveau mode de scrutin pourraient plutôt faire l’objet d’un référendum, en même temps que l’élection générale de 2022.

Le DGEQ comme excuse?

De 30 à 42 mois sont en effet nécessaires pour mener à bien les changements requis, a affirmé cette semaine la ministre responsable du dossier, Sonia Lebel.

Vendredi, en conférence de presse, le premier ministre, François Legault, tenait un autre discours, refusant de dire en vertu de quel mode de scrutin les électeurs québécois allaient choisir leur prochain gouvernement, en octobre 2022.

En mai 2018, les trois partis alors dans l'opposition, la Coalition avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS) et le Parti Québécois (PQ), avaient signé une entente, en s'engageant à faire adopter une réforme en faveur du mode de scrutin proportionnel mixte durant le présent mandat.

Si la CAQ veut briser sa promesse, qu'elle le fasse, et qu'elle l'assume, au lieu de se cacher derrière le DGEQ.

Gabriel Nadeau-Dubois, député de Gouin

Il a rappelé qu’en commission parlementaire, en mai dernier, le DGEQ avait mentionné qu'il était possible de procéder à la réforme à l'intérieur [d'un délai de] de deux ans. Selon lui, ce qui est en jeu, c'est la volonté politique et rien d'autre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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