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Andrew Scheer ne reverra pas son processus de vérification des candidats

Andrew Scheer parle aux médias dans son avion de campagne.

Le chef conservateur Andrew Scheer a tenu à faire le point au sujet des propos controversés de certains de ses candidats aux élections d'octobre.

Photo : Radio-Canada

Louis Blouin

Malgré des propos homophobes, islamophobes et anti-francophones de certains de ses candidats, Andrew Scheer affirme qu’ils ont toujours leur place dans son parti. Le chef conservateur estime que les gens peuvent faire des erreurs.

Dans un effort pour faire baisser la pression après trois jours de controverse, M. Scheer a rencontré les journalistes à bord de son avion dans la nuit de samedi à dimanche, en route vers la Colombie-Britannique, pour faire le point.

Oui, c’est clair qu’il y a des gens qui ont exprimé des choses inacceptables. Ils ont tous fait la bonne chose : s’excuser et prendre la responsabilité, a-t-il déclaré.

Pour ma part, si quelqu'un prend la responsabilité, s’excuse et réalise que peut-être il a dit des choses dans le passé et qu'aujourd'hui, en 2019, c’est inacceptable, qu’il a insulté un groupe, une communauté ou autre, je peux l’accepter, a poursuivi le chef conservateur.

Je pense que les Canadiens savent que les gens peuvent faire des erreurs.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Andrew Scheer n’a pas l’intention d’apporter de changements à son processus de vérification des candidats de son parti. On a confiance en notre système, a-t-il dit.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi les déclarations controversées révélées ces derniers jours sont passées dans les mailles du filet, M. Scheer n’a pas répondu directement à la question.

Il a plutôt laissé entendre que le parti était au courant de certains propos controversés, lesquels ont rebondi dans l’actualité ces dernières heures.

Deux vidéos controversées

Samedi, des vidéos relayées par des ministres libéraux ont plongé la candidate conservatrice dans Kanata-Carleton, Justina McCaffrey, dans l'embarras.

Dans la première, on pouvait l’entendre tenir des propos contre le fait français au Canada et le Québec, lors d’une entrevue passée.

La seconde mettait en évidence son amitié avec la militante d’extrême droite Faith Goldy, qui a été bannie de Facebook pour ses propos jugés haineux.

Plus tard, elle a rectifié ses propos sur le français au pays affirmant qu’elle respectait les deux langues officielles. Par écrit, elle a aussi affirmé qu’elle n’avait pas vu Faith Goldy depuis « plusieurs années ».

Lors d’un événement partisan samedi, Justina McCaffrey s’est sauvée des journalistes qui tentaient de lui poser des questions.

D’ailleurs, Andrew Scheer a tenu à se dissocier totalement de Faith Goldy.

C’est clair que cette personne a dit des choses que je trouve indéfendables et très insultantes pour beaucoup de communautés et c’est très clair que je n’aurai aucune interaction avec elle, a-t-il assuré.

Notre dossier Élections Canada 2019

Autres déclarations offensantes

Vendredi, Andrew Scheer a aussi dû s’expliquer sur les déclarations passées de deux membres de son équipe qui se présentent dans la grande région de Toronto.

Il y a plusieurs années, son candidat dans Brampton-Nord, Arpan Khanna, avait tenu des propos dénigrants envers la communauté LGBTQ sur les médias sociaux, a révélé le camp libéral vendredi.

La candidate Ghada Melek, dans la circonscription de Mississauga-Streetsville, s’est aussi retrouvée sur la sellette pour des propos homophobes et islamophobes.

Selon le journal National Post, Mme Melek s’était même vue refuser une nomination pour le Parti progressiste conservateur de l’Ontario en 2018.

Les deux candidats ont dit regretter leurs propos passés, ce qui semble avoir suffi à Andrew Scheer.

Jeudi, le Parti conservateur du Canada s’est débarrassé du candidat Cameron Ogilvie dans Winnipeg-Nord, parce qu’il avait dissimulé des déclarations anti-immigration sur les médias sociaux.

Andrew Scheer, qui fera campagne dans l’ouest du pays au cours des prochains jours, espère sans doute tourner la page sur ces distractions.

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