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Décerner un prix au TIFF, une mission artistique difficile

Une femme devant un pupitre.

Magali Simard est membre du jury chargé de décerner le prix du meilleur film canadien au TIFF.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Depuis dix jours, des pointures du cinéma et des arts visionnent scrupuleusement les nombreux films en compétition avant de remettre le prestigieux prix du meilleur film canadien du Festival international du film de Toronto (TIFF).

Ce n’est pas le talent qui manque alors ça rend la tâche énormément plus difficile d’avoir à choisir le meilleur des meilleurs, mais c’est une belle pression, confie Magali Simard, membre du jury chargé de remettre le prix du meilleur premier long métrage canadien et celui du meilleur film canadien.

Cette année, elle compose un jury, exclusivement féminin, avec Devyani Saltzman, directrice de la programmation du Musée des beaux-arts de l'Ontario à Toronto (AGO), et Alicia Elliot, auteure autochtone primée et éditrice.

cinq hommes sont allignés dans un champs.

« Once Were Brothers: Robbie Robertson and The Band » de Daniel Roher, fait partie des films en compétition, car le prix du meilleur film canadien prend en compte les documentaires.

Photo : Courtoisie du TIFF

D’origine québécoise, Magali Simard a longtemps travaillé au TIFF en tant que programmatrice pour les films canadiens, avant de devenir agente de développement du cinéma et de la télévision à la Ville de Toronto.

C’est un honneur de pouvoir regarder le meilleur du cinéma canadien en 10 jours et de faire partie de celles ou ceux qui choisissent en bout de ligne quels films seront mis sur une plateforme à part, a commenté cette cinéphile qui connaît très bien le cinéma canadien.

J’ai vu des milliers de films canadiens dans ma vie.

Lorsqu’elle était programmatrice au TIFF, Magalie Simard avait l’habitude de regarder environ 250 films en trois mois. C’est fou.

Un couple agé se serre près d'un lac.

La première du film « Il pleuvait des oiseaux » de Louise Archambault a été présentée au TIFF.

Photo : Courtoisie du TIFF

Un choix exigeant

Parmi les meilleurs films, lesquels représentent le mieux l’art canadien? C’est une des questions auxquelles devra répondre le jury pour trancher, explique Magali Simard. C’est le grand cinéma qu’on cherche.

Yamie Gregoire et Sharon Fontaine-Ishpatao, lors du tournage du film Kuessipan

Yamie Gregoire et Sharon Fontaine-Ishpatao dans le film « Kuessipan», de Myriam Verreault qui s'est inspirée de l'œuvre de Naomi Fontaine.

Photo : Laurent Guerin

L’esthétique d’un film, le scénario, la mise en scène, la musique sont quelques-uns des éléments sur lesquels le jury s’attardera.

C’est dans la qualité de l’histoire, la qualité de l’esthétique, dans la vision d’un réalisateur ou d’une réalisatrice, la signature d’un artiste est toujours importante. C’est sûr qu’on ne donnera pas un prix à un film générique qui aurait pu être fait par à peu près n’importe qui.

Magali Simard, membre du jury pour le meilleur film canadien du TIFF

Un juriste peut s’attarder plus sur l’esthétique visuelle, d’autres plus sur le contenu narratif. C’est la vision de ce que chaque membre du jury croit être les critères les plus importants, tous mis ensemble, et en bout de ligne on se ramasse à un consensus, explique Magali Simard.

Une jeune femme regarde vers la droite.

Le film « Antigone » de Sophie Deraspe a été présenté au TIFF.

Photo : Courtoisie du TIFF

Magali Simard ajoute par ailleurs qu’un film qui reçoit un prix devrait avoir un potentiel international.

Les films prisés devraient être des films qui voyagent bien, des films qui devraient être accessibles à un public mondial, peu importe la langue du film, peu importe le sujet du film, peu importe l’esthétique du film, estime-t-elle.

L’audace (quand c’est réussi)

Mme Simard souligne également l’audace des cinéastes. Le cinéma qui prend des chances et qui en bout de ligne fonctionne bien, mérite d’être encouragé, estime-t-elle.

L’audace artistique quand ça fonctionne, ça ne fonctionne pas toujours, mais quand ça fonctionne, c’est le genre de cinéma et d’art qu’on devrait soutenir totalement.

Magali Simard, membre du jury pour le meilleur film canadien du TIFF

Les festivals, c’est là pour faire la promotion de l’art et non pas pour ultimement faire la promotion de ce qui a déjà été fait. On cherche de belles découvertes, explique-t-elle.

Un jeune garçon joue du violon.

« The Song of Names » du réalisateur québécois François Girard a été présenté au festival.

Photo : Courtoisie du TIFF

C’est le genre d’étincelle qu’on cherche pour les premiers longs métrages, les nouvelles voix, le nouveau genre de cinéma.

Le 44e Festival international du film de Toronto se déroule du 5 au 15 septembre.

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