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Une communauté autochtone se voit refuser une demande d’évacuation

Un groupe de personnes travaillent à une table.

L’équipe de coordination de l’état d’urgence de la Première Nation de Neskantaga établit la liste des personnes à évacuer en priorité, qui comprend plus d’une centaine d’enfants et de bambins.

Photo : Chris Moonias

Radio-Canada

Chris Moonias, le chef de la Première Nation de Neskantaga, dans le Nord de l’Ontario, affirme que Services aux Autochtones Canada (SAC) n’a pas accepté d’évacuer les habitants dont la santé est fragile après un bris du système de pompage d'eau de la communauté.

Neskantaga a émis un état d’urgence élevé à la suite du refus de SAC.

Dans un communiqué, le chef Moonias se dit consterné par la réponse du gouvernement fédéral et demande l’évacuation immédiate des 188 personnes les plus directement touchées.

À cette époque de l'année, Neskantaga, située à plus de 400 km au nord de Thunder Bay, n'est accessible que par avion.

Certains membres de la communauté sont totalement privés d’eau alors que d’autres reçoivent de l’eau non filtrée et possiblement contaminée, selon lui.

La communauté est extrêmement préoccupée par les effets que cela aura et des gens ont déjà signalé avoir commencé à avoir des maux de tête et de la fièvre, peut-on lire dans le communiqué.

Les résidents doivent se rendre à une station d'osmose inverse pour avoir de l'eau, notamment pour se laver.

Cette situation force par ailleurs la fermeture de l’école jusqu’à une date indéterminée.

Cette crise continue de l’eau ne se limite pas à l’ébullition de l’eau contaminée — le plus grand problème est que les droits fondamentaux des peuples autochtones sont violés et continuellement ignorés.

Chris Moonias, chef de la Première Nation de Neskantaga

Services aux Autochtones Canada n’était pas en mesure de commenter la situation samedi.

Nord de l'Ontario

Autochtones