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Elizabeth May adoucit sa position sur le souverainisme de Pierre Nantel

Elizabeth May parle dans un micro en conférence de presse.

La cheffe du Parti vert, Elizabeth May

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Joëlle Girard

La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, semble avoir adouci sa position au sujet des propos souverainistes de sa recrue dans Longueuil–Saint-Hubert, Pierre Nantel. Après avoir affirmé qu’une telle allégeance mettait en péril sa candidature au Parti vert, Mme May semble désormais d’un avis plus nuancé.

La controverse découle d’une entrevue accordée par Pierre Nantel mercredi à QUB radio et dans laquelle il invitait les Québécois à se séparer « au plus vite ». Questionnée le jour même sur les propos de son candidat, Elizabeth May avait nié qu’il soit séparatiste et avait même été jusqu’à dire que si tel était le cas, sa candidature pourrait être retirée.

Le lendemain, Pierre Nantel, qui avait ravi la circonscription en 2015 sous la bannière néo-démocrate, avait renchéri : « Bien sûr, je suis un souverainiste, tout le monde le sait, et cela a toujours été le cas ».

Le candidat avait toutefois tenu à souligner qu’il n’avait jamais revendiqué une telle position à la Chambre des communes en huit ans de députation, et qu’il ne comptait pas le faire sous la bannière des verts.

Pierre Nantel en entrevue devant un parc.

Pierre Nantel avait été élu sous la bannière néo-démocrate lors des dernières élections. Il est désormais le candidat du Parti vert dans la circonscription de Longueuil–Saint-Hubert.

Photo : Radio-Canada

Une porte de sortie qu’a tenté d’emprunter Mme May à son tour vendredi. « Nous n'avons pas de problème avec sa position, a déclaré Mme May à La Presse canadienne. Il ne m'est pas inconnu, nous travaillons ensemble au Parlement depuis huit ans. »

« Je suis au courant de son point de vue et cela ne change en rien son statut de candidat du Parti vert », a-t-elle déclaré, écartant l'idée de retirer sa candidature.

M. Nantel n'a jamais rien fait pour signifier qu'il était séparatiste pendant son mandat de député fédéral, a-t-elle renchéri. Elle a aussi ajouté qu'elle faisait la distinction entre un souverainiste et une personne qui lutte activement pour la séparation du Québec.

« Il n'a jamais exprimé l'intention ni suggéré publiquement qu'il voulait voir l'éclatement du Canada, point à la ligne », a ajouté la cheffe du Parti vert.

Le Bloc québécois perplexe

L’adversaire bloquiste de Pierre Nantel dans Longueuil–Saint-Hubert, le comédien Denis Trudel, s’est montré peu convaincu par les explications de Mme May et de son parti au moment où il était interrogé par les journalistes samedi.

Mme May a dit récemment que si M. Nantel persistait à se dire séparatiste, il n’y avait pas de place pour lui chez les verts, et il persiste. Alors, je demande à Mme May : qu’est-ce qui se passe?

Denis Trudel, candidat du Bloc québécois dans Longueuil–Saint-Hubert

« Les gens ont droit de changer d’idée. Le problème, c’est comment les croire? Ce sont des gens qui changent d’idée sur des sujets fondamentaux toutes les cinq minutes. »

« M. Nantel se promène dans Longueuil–Saint-Hubert en ce moment en se disant indépendantiste alors que, lui, son parti ne l’est pas », a-t-il déploré.

Le Parti vert a pour sa part souligné dans une déclaration qu'il était un parti fédéraliste et qu'il prônait l'unité nationale, mais permettait aux souverainistes et aux anciens souverainistes de joindre la formation, à l'instar des autres partis. S'ils y adhèrent, ils le font en sachant cela et en se concentrant sur la lutte contre le changement climatique, affirme le parti.

Avec les informations de La Presse canadienne

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