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Du cannabis gratuit pour réclamer le droit de vendre en Ontario

Un groupe de musiciens joue devant un café Cannabis & coffee.

Weedora, la plateforme de vente en ligne et de livraison clandestine de cannabis, a organisé un concert pour faire la promotion de ses services.

Photo : Radio-Canada / Charlotee-May Mondoux-Fournier

Radio-Canada

En Ontario, des comptoirs de vente de cannabis continuent d'œuvrer illégalement, malgré l'existence de 25 magasins de cannabis récréatif autorisés à travers la province. Au centre-ville de Toronto, la plateforme de vente en ligne et de livraison clandestine baptisée Weedora a offert samedi un crédit de 100 $ aux 1000 premières personnes à faire la file.

L'événement promotionnel visait à dénoncer le système de loterie et d'octroi de permis de vente de cannabis et à réclamer l'autorisation de la vente de cannabis récréatif sur Internet par des entreprises privées.

Le propriétaire de Cannabis & Coffee réclame un permis de vente pour son café depuis la légalisation de la marijuana et souhaite que l'Ontario autorise son entreprise à vendre du cannabis en ligne, dont la province conserve le monopole avec la Société ontarienne du cannabis.

Tout producteur qui produisait pour des patients médicaux devrait être autorisé à produire du cannabis et à soumettre son cannabis à un laboratoire d’essais, en respectant toutes les réglementations pour vendre dans les magasins de vente au détail.

Chris James, propriétaire de Cannabis & Coffee et Weedora

Chris James estime que la province peine à empêcher la vente de cannabis en ligne illégale, si bien que même s'il obtient un permis de vente pour son café, il ne pourrait pas demeurer compétitif.

On a stoppé nos activités dans le but de faire une demande de permis pour ouvrir un magasin. Nous avons attendu patiemment plus d’un an et demi pour avoir la chance d’ouvrir un point de vente, déplore-t-il.

C'est pourquoi le propriétaire a décidé de vendre à son tour en ligne via sa plateforme de vente en ligne et de livraison Weedora qui vendait du cannabis médicinal.

Des personnes sont rassemblées devant le café Cannabis & Coffee.

Le président de Weedora revendique le droit de vendre légalement du cannabis, décriant le système de légalisation ontarien.

Photo : Radio-Canada / Charlotte-May Mondoux-Fournier

Weedora reprend parce que le gouvernement n’a rien fait pour stopper la vente et la livraison de cannabis en ligne qui est prolifique. Le temps que j'arrive à avoir un permis de vente de cannabis, plus personne ne va venir se procurer dans un point de vente parce qu’il y a des milliers d'adolescents sur Weedmaps qui peuvent se faire livrer en moins d’une heure.

Chris James fait valoir que des producteurs qui ont de l'expérience dans la vente de cannabis médicinale ont l'expertise pour vendre en Ontario en respectant la régulation provinciale, mais le gouvernement leur rend presque impossible l’entrée dans le système, selon lui.

Des clients faisaient la queue devant le café Cannabis & Coffee dans le but de profiter d'un crédit de 100 $ de cannabis offerts aux 1000 premiers clients à s'inscrire sur la liste de Weedora.

Acheter en ligne c’est génial, je rentre à la maison après le travail, je n’ai à marcher nulle part, si j'en veux maintenant, ça m’est délivré directement. C’est pratique, explique Sega Smith, un nouveau client.

Le maire appelle au respect de la loi

Le maire de Toronto, John Tory, veut fermer tous les commerces illégaux.

La loi est la loi et elle doit être appliquée... et je pense simplement que ces personnes donnent le mauvais exemple, a-t-il déclaré.

Toronto

Cannabis