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Campagne électorale : les grands projets industriels divisent les candidats

Le fjord du Saguenay.

Le fjord du Saguenay

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Mélissa Savoie-Soulières

La campagne électorale fédérale commence à peine que déjà les grands projets industriels se retrouvent au coeur des enjeux. Certains candidats les appuient sans hésiter alors que d’autres les rejettent avec le même applomb. La majorité veut toutefois attendre avant de se prononcer sur ces projets qui suscitent tant des questions environnementales qu’économiques.

Pour le Parti vert du Canada, pas question d’appuyer le projet de conduite de gaz naturel de Gazoduq ou encore celui de complexe de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec. Pour la formation, il ne faut plus soutenir de projets qui font la promotion d’énergies fossiles et adopter plutôt des énergies plus vertes.

Une femme discute pendant une entrevue.

Lynda Youde est candidate pour le Parti vert du Canada.

Photo : Radio-Canada

La candidate dans Chicoutimi-Le Fjord Lynda Youde croit aussi que le gouvernement a un rôle très important à jouer dans la lutte aux changements climatiques.

Prenons l’exemple de GNL Québec, ça va complètement à l’encontre de la logique environnementale au niveau canadien et au niveau international. Même si on dit que le gaz naturel on l’envoie en Asie, on l’envoie en Europe, les Chinois sont déjà rendus ailleurs. Ils ont passé du charbon et du mazout au photovoltaïque pour l’électricité, souligne la candidate verte.

Notre dossier Élections Canada 2019

Le Parti conservateur est tout aussi clair, mais dans la position contraire. Le candidat dans Jonquière, Philippe Gagnon, parle d’un projet aux retombées positives pour l’économie régionale. Il fait confiance aux promoteurs des grands projets pour se conformer aux normes environnementales.

On pense réellement que ces entreprises-là ont un sérieux exceptionnel. Ça va nous permettre de passer à une autre phase de développement économique dans la région. Alors, on y croit. On les appuie, de dire le candidat conservateur.

Un homme regarde une journaliste pendant une entrevue.

Philippe Gagnon est candidat pour le Parti conservateur du Canada.

Photo : Radio-Canada

Attendre l’avis des scientifiques

Le projet de GNL Québec et Gazoduq est toujours en plein processus environnemental. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada se font prudents sur leur position. Les deux formations croient qu’il serait irresponsable de prendre position sans connaître l’avis des scientifiques dans ce dossier.

Oui, c’est intéressant pour la région, mais il y a des études à faire. Il faut qu’il y ait une acceptabilité sociale. Donc, est-ce que le projet est un projet souhaitable, acceptable, réalisable? Ce sont ces questions-là que les gens doivent se poser, note le candidat libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert.

Même si le Bloc québécois veut attendre d’avoir plus de données avant de se prononcer, la formation a déjà bien des questions. Le parti fait une mise en garde : il ne faut pas que le gazoduc serve éventuellement à faire passer du pétrole au lieu du gaz naturel.

Un homme regarde une journaliste pendant une entrevue.

Mario Simard est candidat pour le Bloc québécois.

Photo : Radio-Canada

Le candidat dans Jonquière, Mario Simard, s’inquiète d’une telle éventualité. C’est irresponsable de prendre une décision quand on n’a pas toutes les informations. On va attendre de voir quel est le résultat du BAPE avant de se positionner. Mais, il y a quelque chose qui est clair pour nous : on ne veut pas que le gazoduc soit une occasion de concrétiser le projet de couloir énergétique des conservateurs, insiste le candidat bloquiste.

Laisser les citoyens prendre position par eux-mêmes

La candidate du Nouveau Parti démocratique dans Jonquière Karine Trudel refuse quant à elle de s’avancer de quelque façon que ce soit sur les grands projets industriels.

Une femme regarde une journaliste pendant une entrevue.

Karine Trudel est candidate pour le Nouveau Parti démocratique.

Photo : Radio-Canada

En entrevue à Radio-Canada, la candidate a expliqué qu’elle croit qu’il faut que les élus s’abstiennent de se prononcer à ce sujet. Elle estime qu’ils doivent laisser toute la place aux citoyens et exercer plutôt un rôle de leader en rassemblant opposants et promoteurs afin d’arriver à trouver un terrain d’entente.

Il faut arrêter de se polariser soit pour un oui ou pour un non parce que c’est là qu’on se bloque dans le débat. C’est là qu’on bloque notre vision, explique la candidate néodémocrate.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement