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Un panel pour examiner et comprendre le trafic de personnes en Nouvelle-Écosse

Cheyenne Jones.

Cheyenne Jones a été victime de trafic humain et d'exploitation sexuelle il y a 20 ans, en Nouvelle-Écosse.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Cheyenne Jones est une victime du trafic de personnes, et elle a réussi a s'en sortir. Aujourd'hui, elle veut se battre contre les proxénètes.

Ce n'est pas un droit humain d'acheter du sexe, soutient la survivante, qui était à Halifax samedi pour participer à un forum de discussion sur le trafic de personnes et l'exploitation sexuelle tenu à l'Université Saint Mary's.

Mme Jones veut aller à la source du problème du trafic de personne, et elle juge que ce sont les « acheteurs  » qui sont le problème.

Notre société a permis (...) à des hommes avec peu de valeurs morales de croire qu'ils ont le droit d'acheter du sexe d'une autre personne, affirme Cheyenne Jones.

Bien que 20 ans se soient écoulés depuis les événements tragiques qui ont changé à jamais sa vie, Mme Jones n'est pas complètement remise. Elle compte bien se battre contre cette triste réalité.

Aujourd'hui, la jeune femme profite de sa liberté pour aider les autres victimes d'exploitation sexuelle à se remettre sur pied et à guérir de leur traumatisme.

Cheyenne Jones.

La jeune femme veut se rendre à la source du problème et comprendre ce qui alimente le trafic humain dans cette province des Maritimes.

Photo :  CBC

Cela arrive dans notre ville et ça arrive à grande échelle. Ça arrive à des enfants aussi jeunes que 12 ou 13 ans, affirme Mme Jones.

Une situation troublante en Nouvelle-Écosse

Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes s’intéresse notamment au mouvement dans le corridor entre Halifax et Toronto de femmes et d’adolescentes impliquées contre leur gré dans l'industrie du sexe.

Les corps policiers affirment depuis longtemps que les proxénètes déplacent des personnes, surtout des adolescentes, de la Nouvelle-Écosse et des Maritimes vers Montréal et Toronto. Mais il leur est difficile d’analyser les tendances, parce qu’il n’existe pas de registre national sur le trafic des personnes.

Le nombre de crimes sexuels contre des enfants rapportés à la police augmente au Canada.

Le nombre de crimes sexuels contre des enfants rapportés à la police augmente au Canada.

Photo : iStock

En 2018, Statistique Canada rapportait une augmentation considérable des cas rapportés de victimes d'exploitation sexuelle et de traite de personnes. En 2009, moins de 50 incidents en rapport au trafic humain avaient été rapportés. En 2016, ce chiffre grimpe a grimpé à 340.

En Nouvelle-Écosse, près de 65 incidents de trafic de personnes ont été rapportés aux autorités entre 2009 et 2016, et 58 étaient en provenance d'Halifax.

Parmi les provinces et les territoires, la Nouvelle-Écosse est la province qui affiche le taux d'incidents rapportés le plus élevé, soit 2,1 par 100 000 habitants.

Avec les renseignements de Sherri Borden Colley, CBC

Nouvelle-Écosse

Droits et libertés