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Sondage : une majorité pour l’expansion de Trans Mountain

La conduite du pipeline Trans Mountain est déchargée à Edson, en Alberta, le mardi 18 juin 2019.

Le projet d'expansion vise à tripler la capacité de transport de bitume du pipeline Trans Mountain.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Marc-Antoine Bélanger

Un sondage de l’Institut Angus Reid relève que 53 % des Canadiens sondés désirent voir le prochain gouvernement fédéral aller de l’avant avec l’élargissement du pipeline Trans Mountain. À l’inverse, près d’un quart des répondants s’opposent aux travaux.

En Colombie-Britannique, 55 % des répondants choisissent le projet d’expansion contre 31 %, qui s'y opposent, et 23 % sans opinion forte.

Le sondage montre, sans surprise, que les Albertains interrogés sont les plus grands partisans de la construction, avec 85 % d'appuis.

Malgré le soutien exprimé envers le pipeline, une majorité de Canadiens qui ont répondu au sondage (52 %) souhaitent également que le gouvernement fédéral investisse dans les énergies renouvelables.

Il semble que les Canadiens soutiennent un portefeuille énergétique diversifié, évalue Dave Korzinski, chercheur associé chez Angus Reid.

« Les Canadiens aiment l’idée d’aller de l’avant avec l’expansion, mais aussi d’utiliser cet argent pour investir dans les énergies renouvelables », ajoute-t-il. En Colombie-Britannique, 55 % des répondants sont en faveur d’investissements dans les énergies renouvelables.

Daniel Béland, politologue à l’Université McGill, croit qu’à court terme beaucoup de Canadiens pensent que le pays a encore besoin du pétrole, mais portent tout de même un regard vers l’avenir.

Il y a l’idée, au fond, que le pétrole, ça reste quand même important, qu’il faut penser avenir, et considérer les horizons à court, moyen et long termes.

Daniel Béland, politologue à l’Université McGill

Au printemps 2018, Kinder Morgan et Ottawa s’étaient entendus pour que le gouvernement fédéral devienne propriétaire du pipeline pour 4,5 milliards de dollars. Cette entente est devenue réalité en août 2018 lorsque les actionnaires de Kinder Morgan ont approuvé la vente du pipeline au gouvernement canadien.

L’agrandissement du pipeline vise à augmenter la capacité quotidienne du réseau, qui passerait de 300 000 à 890 000 barils, tout en améliorant l'accès aux marchés de la côte du Pacifique des États-Unis et de l'Asie du Nord-Est.

L’Alberta et le Québec aux antipodes, sans surprise

Les Québécois sondés sont 39 % à désapprouver le projet d’expansion contre 36 % qui l'appuient.

Daniel Béland nuance toutefois en disant qu’il peut y avoir des « variations régionales » à cause des perceptions d’une région à l'autre du Québec.

Il est d’avis qu’il y a un lien entre les partisans du Parti conservateur du Canada, qu’il qualifie de traditionnel défenseur de l’industrie pétrolière, et l’appui au pipeline Trans Mountain.

Il semble qu’il y a une corrélation entre le soutien pour l’industrie du pétrole et le Parti conservateur.

Daniel Béland, politologue à l’Université McGill

Il croit toutefois que ce lien entre partisans conservateurs et partisans du pipeline serait moins fort au Québec.

Méthodologie :

Angus Reid a mené un sondage entre le 21 et le 26 août et a enquêté auprès de 1534 Canadiens à partir du panel en ligne Angus Reid Forum. Il est impossible de calculer une marge d'erreur sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

Notre dossier Élections Canada 2019

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière