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Les Autochtones sont trop peu nombreux sur les chantiers de la Côte-Nord, selon un Innu

Un panneau indiquant la route 389 à Fermont.

Olivier Picard croit que le projet d'amélioration de la route 389, près de Baie-Comeau, représente une belle occasion de faire plus de place aux travailleurs innus.

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Michaële Perron-Langlais

Un Innu de Pessamit déplore la situation des travailleurs de la construction de sa communauté. Olivier Picard considère que les entrepreneurs embauchent trop peu de travailleurs autochtones pour les projets qui ont lieu sur leur territoire ancestral, notamment le projet d'amélioration de la route 389.

Selon le ministère des Transports du Québec (MTQ), ce projet comprend une clause obligeant l’entrepreneur à embaucher 20 % d’employés issus des Premières nations. Le MTQ indique que ce pourcentage a été fixé à la suite de discussions avec les représentants de Pessamit, en fonction du nombre de travailleurs de la communauté détenant une carte de compétences de la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Olivier Picard, qui travaille aujourd’hui pour la voirie de Pessamit, aurait souhaité que des travailleurs de la construction soient présents lors de ces négociations. Les personnes, les organismes qui ont fait l'entente de 20 %, ils ne connaissent pas l'industrie de la construction, dit-il.

Il considère que ce pourcentage devrait être plus élevé et que certains postes, comme ceux de signaleurs, ne devraient pas être pris en compte dans les calculs. Ça ne fait pas partie de la construction, et ils incluent ça dans le 20 %, déplore-t-il.

Olivier Picard affirme aussi que l’ouverture des bassins de la CCQ, qui donne la possibilité aux travailleurs n’ayant pas complété de formation d’obtenir leurs cartes de compétence, ne permet pas aux Innus de faire leur place dans l’industrie.

D’après lui, les entrepreneurs ne veulent pas offrir une garantie d’emploi de 150 heures aux Autochtones. Cette garantie fait partie des exigences de la CCQ pour ceux qui tentent d’obtenir un certificat de compétence.

Olivier Picard invite les membres de la communauté à faire entendre leur voix, dans l’espoir de faire changer les choses. La seule réponse, en ce moment, c’est l’implication des Innus, dit-il.

Il aimerait mettre en place une table de concertation, qui réunirait entre autres les syndicats, la CCQ et les conseils de bande, afin de réfléchir à de possibles solutions.

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