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La police de Winnipeg utilisera FaceTime pour enquêter sur des cambriolages

Un policier est installé devant son ordinateur et plusieurs écrans, et porte un casque d'écoute.

Les personnes qui signalent un crime contre la propriété ne seront pas obligées de consentir à l'utilisation des technnologies à distance, indique la police de Winnipeg.

Photo : Service de police de Winnipeg

Radio-Canada

Les agents de police de Winnipeg pourront désormais communiquer avec des victimes d’entrée par effraction en utilisant des applications mobiles telles que FaceTime ou Google Duo. Le service de police a fait l’annonce de ce projet pilote vendredi.

La technologie permettra aux policiers de faire une tournée virtuelle des lieux pour déterminer s’il est utile que des enquêteurs ou la police scientifique se rendent sur place.

Nous savons que, dans les cas d'infractions, la collecte des preuves nous donne de meilleures chances de résoudre un crime et d'attraper les criminels. Donc, si nous pouvons accélérer l’évaluation et l’enquête scientifique, je pense que nous le ferons, a expliqué, vendredi, le chef du service de police, Danny Smyth, au conseil de police de Winnipeg, une instance formée de citoyens.

La police de Winnipeg croit être le premier service de police en Amérique du Nord, voire dans le monde, à tester l’utilisation de ces applications mobiles pour évaluer à distance des scènes de crime.

L’inspecteur chargé du projet n’a pas trouvé d’autres services de police qui emploient cette technologie, selon Danny Smyth.

Cet été, plusieurs rencontres communautaires menées dans des quartiers de la ville ont permis à des citoyens de mentionner leurs inquiétudes concernant leur sécurité. L'absence de patrouille ou les temps de réponse de la police figurent parmi les problèmes cités dans ces rencontres.

Grâce au projet pilote, la police espère réduire son temps de réponse aux infractions. On dénombre plus de 6000 cambriolages et vols par an à Winnipeg.

Il y a en moyenne 200 appels en attente d’une réponse des services de police.

Danny Smyth est pris en gros plan, entouré de journalistes.

Selon le chef de la police de Winnipeg, Danny Smyth, le projet pilote permettra aux victimes de nettoyer les lieux et de revenir à une vie normale plus rapidement après le cambriolage.

Photo : Radio-Canada / Warren Kay

Le projet pilote permettra au policier qui prend un appel de demander à son interlocuteur s’il consent à une évaluation par vidéo en temps réel. Dans l’affirmative, il pourra ensuite, grâce à un appareil mobile, se brancher avec la victime qui lui montrera les lieux.

Le projet a reçu une réponse enthousiaste de la part du conseil de police.

Je crois que nous devons être plus imaginatifs dans notre lutte contre la criminalité parce que nos ressources sont limitées. Ceci est un pas en avant, a commenté le conseiller municipal Kevin Klein.

Le président de l’Association des policiers de Winnipeg, Moe Sabourin, se méfie cependant de l’emploi de la technologie, qui remplace des personnes réelles.

Quelle sera la suite? demande-t-il. Ce sera les agressions? Peut-on prendre une photo de vos blessures avec le téléphone? Avez-vous des vidéos de surveillance? Où est-ce qu’on s’arrête?

On attend que Robocop arrive sur la scène, ajoute-t-il.

La police de Winnipeg précise que la personne qui signale un crime n’est pas obligée de consentir à une évaluation virtuelle et que la vidéo ne sera ni enregistrée ni conservée.

Manitoba

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