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Les hockeyeurs n'auront plus à payer 200 $ pour utiliser le Centre civique de Campbellton

Les installations sportives de Campbellton font l'envie des Gaspésiens.

Les installations sportives de Campbellton font l'envie des Gaspésiens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les jeunes hockeyeurs du Restigouche n'auront pas besoin de payer cette année la carte de membre de 200 $ pour utiliser le Centre civique de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, à la suite d'une entente entre l'association du hockey mineur et la Municipalité.

Les jeunes qui proviennent des communautés qui n'ont pas signé l'entente de contribution financière avec la Ville de Campbellton pourront désormais utiliser le centre sans devoir débourser les 200 $ additionnels pour l'achat de la carte loisir.

L'intérieur de l'aréna avec des jeunes qui pratiquent.

Les jeunes hockeyeurs du Restigouche seront de retour au Centre civique Mémorial de Campbellton cette saison à la suite d'une entente intervenue entre l'association du hockey mineur et la ville.

Photo : Radio-Canada

La Ville de Campbellton exigeait la saison dernière que les utilisateurs des communautés avec qui elle n'avait pas signé une entente de contribution achète une carte loisir.

En échange d'une cotisation de 10 000 dollars, les hockeyeurs de l'association pourront bientôt patiner sans contrainte sur les deux glaces de Centre civique Mémorial.

Pour défrayer cette contribution, l'association s'est vue dans l'obligation de monter légèrement les frais d'inscription des hockeyeurs. Toutefois, le président de l'association raconte que les parents se font plutôt compréhensifs.

On a pris la moins pire des décisions qu'on pouvait prendre. On a essayé de prendre la décision qui, en bout de ligne, causait le moins de dommage et coûtait le moins à nos membres, a indiqué René Haché, président de l'Association de hockey mineur Restigouche-Nord.

René Haché durant son entrevue, dehors, habillé d'un manteau rouge.

Si une solution a été trouvée pour la prochaine saison de hockey, René Haché réclame que l'ensemble des communautés de la région s'entendent sur un modèle de financement pour les infrastructures régionales de loisirs.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs parents s'étaient plaints, la saison dernière, des 200 dollars qu'ils devaient payer, en plus des dépenses associées au hockey en tant que tel, et ce, simplement pour l'utilisation de la glace.

Moi, j'ai trois enfants. Je suis chanceuse, il y en a juste un qui veut jouer. Mais si les trois jouaient, ça m'aurait coûté 600 $, plus tout ce que ça me coûte en plus, indique Lise Fontaine, mère et résidente d'Atholville.

Si les parents veulent venir à la piscine ou des choses comme ça, ça n'a pas de sens, ajoute-t-elle.

Lise Fontaine en train de compléter le formulaire d'inscription de son fils à l'association de hockey mineur.

Lise Fontaine est résidente d'Atholville.

Photo : Radio-Canada

Si une solution a été trouvée pour la prochaine saison de hockey, René Haché réclame que l'ensemble des communautés de la région s'entendent sur un modèle de financement pour les infrastructures régionales de loisirs.

Il faut trouver des moyens de se partager des ressources, des installations. Je pense que c'est le moins qu'on puisse faire. Que ce soit dans le hockey, que ce soit dans d'autres domaines, il faut se partager des coûts, croit René Haché. C'est impossible de continuer comme que ça va.

Le village d'Atholville a cessé de contribuer financièrement au Centre civique en 2013, en raison de ses propres défis financiers.

Le maire de l'endroit, Michel Soucy, s'est dit prêt à rouvrir ce dialogue, ce qu'il affirme avoir tenté sans succès l'année dernière.

On veut participer, mais on ne nous le permet pas parce qu'on dit ''bien, regarde, vous ne participez pas financièrement, on ne vous ouvre pas la porte'', affirme le maire d'Atholville.

Michel Soucy dans son bureau en mai 2019.

Le maire d'Atholville, Michel Soucy.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Il réclame plus de transparence, ainsi qu'une voix dans la prise de décisions.

Je veux qu'on ouvre les livres, qu'on me montre qu'est-ce qu'est la situation actuelle du Centre civique. Ensuite, qu'on nous montre quelle façon que nous, en tant que région, on peut travailler pour s'assurer qu'il opère, ajoute M Soucy.

L'association du hockey mineur prévoit continuer de mettre de la pression sur les communautés afin de trouver une solution régionale.

Selon le reportage de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Hockey