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Début du deuxième recours collectif sur les contaminants venant du Port de Québec

Une main brandit un chiffon blanc maculé de poussière rouge après avoir été utilisé pour essuyer le capot d’une voiture.

Les premiers épisodes de poussière rouge dans le quartier Limoilou, à Québec, remontent à 2010.

Photo : Radio-Canada

Yannick Bergeron

L'audition d'une autre action collective contre le Port de Québec et la compagnie Arrimage Québec débute aujourd'hui, au palais de justice de Québec.

Après avoir obtenu un dédommagement dans un autre recours pour un épisode de poussière rouge dans Limoilou, la citoyenne Véronique Lalande et son conjoint Louis Duchesne s'attaquent à leur deuxième procès.

Cette fois, l'action collective vise tous les contaminants émis dans l'air - dont le nickel - depuis le mois de novembre 2010.

On n’aura pas eu une longue pause, admet Véronique Lalande.

La préparation de ce deuxième recours a nécessité beaucoup de travail pour la citoyenne et les avocats qui la représentent.

Le deuxième recours est beaucoup plus large en temps, est beaucoup plus large en type de dommage, explique l'initiatrice du recours.

Pour chaque citoyen habitant dans une zone touchant les quartiers Limoilou, Vanier et Saint-Roch, l'action collective réclame des indemnisations de 1000 $, par année.

Dans sa défense, le Port de Québec rejette les allégations estimant qu'aucun élément de preuve fiable et probant ne justifie une compensation financière.

Les avocats du Port ajoutent qu'à tout événement, les montants réclamés sont grossièrement exagérés.

Véronique Lalande n'est pas d'accord.

C'est une somme très humble, comparativement à tout ce que les citoyens doivent endurer, estime la citoyenne.

Un montant de 500 $ additionnels est réclamé, par résident, à titre de dommage punitif.

Ça doit coûter au pollueur à peu près aussi cher pour un recours que ça lui aurait coûté de mettre en place les mécanismes pour que ces événements-là ne se produisent pas, fait valoir Mme Lalande.

D'ailleurs, en plus de la compensation financière, le recours judiciaire vise l'émission d'une injonction pour obliger le Port de Québec à revoir ses procédures pour réduire les émanations de contaminants.

Les avocats des citoyens prévoient faire entendre une soixantaine de résidents pour prouver les inconvénients et les problèmes de santé qu'ils ont vécus.

Au total, la Cour supérieure a prévu 44 jours d'audience d'ici Noël.

En plus des nombreux citoyens, des témoins experts seront entendus par le juge Jacques Bouchard.

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