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La formulation d’une question d’histoire crispe une mère de Saskatoon

Kathy Walker se tient debout près d'un banc dans un parc.

Kathy Walker, de la Première Nation Okanese, se réjouit que sa fille ait corrigé la formulation controversée.

Photo : Radio-Canada / Jason Warick

Radio-Canada

La mère d’une élève de Saskatoon a été indignée de constater qu'une question d’histoire, dans un devoir donné à sa fille, demande aux élèves de dire dans quel siècle « les Européens ont découvert les Amériques ».

Kathy Walker, dont la fille fréquente l’école secondaire Evan Hardy Collegiate, est étonnée que l’idée de la découverte de l’Amérique par les Européens soit encore enseignée dans des écoles.

Pour elle, ce genre d’enseignement laisse croire que la présence des Premières Nations en Amérique du Nord, antérieure à celle des Européens, ne compte pas.

La doctrine de la découverte cherche à effacer l’histoire des Autochtones. Je pensais qu’on avait dépassé ce stade, s'indigne Kathy Walker, qui est membre de la Première Nation Okanese.

Elle se dit néanmoins fière de constater que sa fille n’a pas laissé passer cet impair.

L'adolescente a en effet biffé dans son devoir l’une des occurrences de la formulation contestée pour la remplacer par la formulation : « les Européens ont colonisé les Amériques ».

Je suis heureuse qu’elle ait fait cela. Je suis fière d’elle, affirme Kathy Walker.

Pour le moment, elle ne sait pas si cette formulation vient d’une erreur de l’enseignant ou d’un problème dans le programme d’enseignement.

Une photo de la page du devoir avec différentes questions.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La fille de Kathy Walker a corrigé la formulation contestée en la remplaçant par : Les Européens « ont colonisé les Amériques ».

Photo : Fournie par Kathy Walker

Mme Walker compte discuter de cette question avec le conseil des parents et les responsables de l’établissement scolaire pour éviter, espère-t-elle, que les élèves ne soient exposés à ce genre d’enseignement.

Dans un courriel adressé à CBC, un responsable de la Commission scolaire publique de Saskatoon juge légitimes les préoccupations de cette mère de famille au sujet de cette formulation de la question d’histoire dans un cours de sciences sociales.

Le responsable n’était pas en mesure de dire si cette formulation était utilisée dans l’ensemble de l’école concernée ou même dans les autres écoles de la commission scolaire.

Il affirme toutefois qu’une enquête sera menée à ce sujet.

En répondant à de telles préoccupations, nous améliorons l’éducation dans notre communauté. Nous sommes attachés aux objectifs fixés par notre plan d’action pour la vérité et la réconciliation, lit-on dans le courriel.

Avec les informations de Jason Warick, CBC

Saskatchewan

Éducation