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Enquête déontologique à Uashat : l'agente d'évaluation à la DPJ témoigne

Un affiche avec le logo du service de police, devant un bâtiment.

Le poste de police de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-Utenam

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

L’enquête en déontologie des cinq policiers et anciens policiers de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-Utenam (SPUM) s’est poursuivie vendredi matin à Uashat avec le témoignage de la responsable de l’évaluation du dossier de la présumée victime à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Les policiers visés par cette enquête disciplinaire auraient négligé le traitement des plaintes de la présumée victime et de sa famille en 2011. On reproche notamment à l’ex-directeur adjoint de la SPUM, Gilbert Vollant, d’avoir détruit une trousse médicolégale avant son analyse.

Lors de son témoignage, l’agente de la DPJ responsable de l’évaluation du dossier de la présumée victime a dit n'avoir jamais reçu ou demandé le résultat de la trousse médicolégale.

Elle a expliqué qu'il n'était pas de son ressort de prendre connaissance de ce résultat. Une fois l'évaluation réalisée, le dossier est normalement transféré à un autre agent de la DPJ responsable de l’application des mesures, a-t-elle affirmé.

Elle n’aurait pas non plus été informée d’une possible disparition de la trousse.

L'agente a raconté qu’elle était présente avec le médecin, la travailleuse sociale et la mère de l’enfant lors des prélèvements pour constituer la trousse médicolégale.

Elle a confirmé avoir vu un policier partir avec la trousse ensuite, mais elle a mentionné ne pas se souvenir de son identité.

Un drapeau blanc avec le logo du service de police.

Le drapeau du Service de police de Uashat mak Mani-Utemam.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Elle était aussi présente au poste de la SPUM derrière une vitre teintée lors de l’interrogatoire de la présumée victime. L’interrogatoire lui a semblé avoir été réalisé dans les règles de l’art.

Elle a aussi raconté avoir été mise au courant que sa collègue de la DPJ, qui s’occupait du dossier du présumé agresseur, avait tenté sans succès de le faire admettre dans un centre de réadaptation pour l’éloigner de la présumée victime.

L’agente de la DPJ responsable de l’évaluation du dossier s’est aussi dite inquiète du risque que représentait le présumé agresseur pour les autres enfants de la communauté.

Une requête en arrêt des procédures sera présentée en début de semaine prochaine devant la Cour supérieure en raison d’une preuve jugée incomplète par les avocats des policiers.

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