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Bouteilles en plastique : Coca-Cola s'associe au Groupe Optel

Plusieurs centaines de bouteilles de plastique vides défilent sur un tapis roulant dans une usine de Coca-Cola.

Des bouteilles de plastique prêtes à être remplies dans une usine de Coca-Cola

Photo : Getty Images / George Frey

Hadi Hassin

Une filiale de Coca-Cola, qui souhaite réduire son impact environnemental, recourra aux services du Groupe Optel dans le cadre d’un projet pilote. Un contrat qui pourrait rapporter plusieurs millions de dollars à la compagnie québécoise et permettre à l'un des plus gros embouteilleurs au monde de réduire la quantité de déchets de plastique qu’il produit.

C’est une belle percée, admet la chef de la stratégie agroalimentaire chez Optel, Vanessa Grondin. Cela démontre que les multinationales sont en train de mettre en place des solutions concrètes pour s’allier à la crise du plastique.

Grâce à ses systèmes de traçabilité qui permettent de suivre à la trace les bouteilles, de la production jusqu’à la vente au détail, Optel interviendra dans le processus de la chaîne d’approvisionnement de la filiale Coca-Cola FEMSA.

Pour ce faire, chacune des 2 milliards de bouteilles de Coca-Cola en circulation dans une dizaine de pays d'Amérique centrale et du sud devra être marquée par un identifiant.

Le projet pilote portera sur les bouteilles retournables et non pas sur celles faites de plastique à usage unique. Optel pourra comptabiliser le nombre de fois que les bouteilles reviennent aux usines situées au Brésil et au Mexique, puis ultimement permettre à la filiale Coca-Cola FEMSA de revoir ses prévisions d’achat de bouteilles.

Ces informations vont permettre de mieux gérer les approvisionnements. Avec cette assurance supplémentaire [la filiale Coca-Cola FEMSA] va être capable d’augmenter [la flotte de bouteilles retournables] au détriment de celles à usage unique.

Vanessa Grondin, chef de la stratégie agroalimentaire chez Optel

Cette nouvelle approche pourrait générer des profits importants pour la filiale mexicaine des boissons.

Il y a un retour sur investissement au niveau des coûts d’opération. L’emballage n’est plus un centre de coût, un centre de profit, étant donné que [les bouteilles retournables] ont été utilisées plusieurs fois, explique Vanessa Grondin.

Cinq bouteilles de Coca-Cola

Des bouteilles de Coca-Cola

Photo : La Presse canadienne / AP/Jim Cole

Nouveaux emplois à Québec

Si le projet d’économie circulaire doit prendre son envol avec les ressources actuellement en place au Québec, il pourrait ultérieurement favoriser la création de nouveaux emplois au sein de l’entreprise, s’avance prudemment Vanessa Grondin.

Selon elle, il ne serait pas étonnant que d’autres multinationales se fixent des objectifs pour limiter leur empreinte carbone. Optel est d’ailleurs en pourparlers avec d’autres géants. La pression des consommateurs auprès des embouteilleurs y serait pour quelque chose.

De plus en plus, les chaînes d’approvisionnement des entreprises, dans tous les domaines, sont scrutées à la loupe par les médias, les organisations non gouvernementales (ONG) et les consommateurs, qui demandent davantage de transparence et de pratiques responsables.

Louis Roy, président et fondateur d'Optel

Quant aux bénéfices qu’il représente pour le Groupe Optel, aucun chiffre n'est avancé pour le moment. Pour l’instant, on va rester relativement discret sur le montant, mais c’est plusieurs millions, affirme la chef de la stratégie agroalimentaire.

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