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La bourse de Londres rejette l'offre d'achat non sollicitée de la bourse de Hong Kong

La façade de la bourse de Londres avec, devant, un passant s'abritant sous un parapluie aux couleurs du drapeau britannique.

La bourse de Londres rejette une offre d'achat non sollicitée de la part de la bourse de Hong Kong.

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada

Le conseil d'administration du London Stock Exchange (LSE) a refusé à l'unanimité, vendredi, l'offre d'achat de 49 milliards de dollars faite par la bourse hongkongaise, disant y voir « des problèmes fondamentaux ».

La bourse de Hong Kong avait formulé cette offre de 32 milliards de livres (49 milliards de dollars canadiens) mercredi, en posant comme condition que la bourse londonienne renonce à son projet d'acquérir Refinitiv, un fournisseur de données et d'analyses financières.

Le projet d'acquisition de Refinitiv a été annoncé début août par le LSE.

Dans une lettre envoyée à l'opérateur de la bourse de Hong Kong, le LSE a exprimé ses doutes sur l'offre publique d'achat qui, à ses yeux, ne présente aucune pertinence stratégique.

L'opérateur hongkongais avait fait valoir, dans son offre, qu'un rapprochement entre les deux places boursières créerait un groupe avec une assise mondiale, des actifs diversifiés, idéalement positionné pour profiter de l'évolution du paysage macroéconomique.

Il a aussi fait valoir que le rachat de la bourse londonienne créerait une liaison entre l'est et l'ouest et une plateforme en opération 18 heures par jour.

Mais, de l'avis de Londres, pareil rapprochement aurait pu être vu d'un mauvais oeil dans un contexte où Hong Kong est secoué, depuis des semaines, par une vague de contestation.

Dans une déclaration commune faite le 17 août dernier, le Canada et l'Union européenne avaient condamné la violence à Hong Kong, disant appuyer le degré élevé d'autonomie de Hong Kong par rapport à la Chine. Le lendemain, Pékin avait accusé la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine.

La proposition faite par la bourse de Hong Kong à celle de Londres survient aussi dans un moment de tourmente pour le gouvernement britannique, qui cherche une façon de sortir de l'UE sans heurter son économie. Selon l'ONU, un Brexit sans accord ferait perdre aux Britanniques près de 20 milliards de dollars d'exportations vers l'UE, et plusieurs autres milliards vers les autres pays.

D'une offre d'achat non sollicitée, la bourse de Hong Kong pourrait décider de passer à une offre d'achat hostile, ce qui lui permettrait de contourner le conseil d'administration du LSE et de s'adresser directement à ses actionnaires.

Par le passé, tant les places boursières de Londres que de l'ancienne colonie britannique ont tenté de trouver des partenaires pour une fusion. Et ce, particulièrement durant la dernière décennie, alors que les changements technologiques menacent de rendre les transactions traditionnelles obsolètes.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et The New York Times

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