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  • Archives
  • Les champignons se retrouvent de plus en plus dans les assiettes des Canadiens

    Un bouquet de pleurotes

    La consommation des champignons cultivés et sauvages est de plus en plus populaire au Canada.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    De mai à octobre, on les cueille sauvages dans la nature partout au Canada. Les champignons sont une denrée de plus en plus appréciée et recherchée des Canadiens à travers le pays, comme le confirment depuis quelque temps déjà plusieurs reportages de Radio-Canada.

    La pépite de toutes les convoitises

    Le Manitoba s’y met, la Saskatchewan s’y met. Et au Québec, on est carrément les derniers en lice. Tout est à faire.

    André Fortin

    En 2006, André Fortin, ancien professeur de l’Université Laval, espérait, après 25 ans à prêcher dans le désert, avoir finalement atteint son but.

    Un reportage du journaliste Michel Marsolais présenté à l’émission La semaine verte le 8 octobre 2006 le montre lors d’une rencontre à Dolbeau-Mistassini.

    Il explique qu’il faudrait exploiter le trésor qui se dissimule dans les forêts du Saguenay-Lac-Saint-Jean : la morille.

    La morille est un trésor caché dans les forêts du Canada. Ce champignon naît dans les cendres après les incendies de forêt.

    C’est le champignon qui coûte le plus cher après la truffe. En 2006, un cueilleur pouvait en retirer 250 dollars pour un kilo séché.

    C’est cette manne qui, depuis six étés, attire Daniel Riopel au Yukon. Un cueilleur de morilles là-bas peut se faire jusqu’à 1000 dollars par jour.

    Daniel Riopel affirme que c’est une nouvelle ruée vers l’or.

    Mais les conditions de travail sont difficiles. Il y a aussi les ours qu’on doit parfois repousser avec du poivre de cayenne.

    Durant l’été 2006, une équipe explore les sections brûlées de la forêt du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

    L’objectif d’Opération morilles 2006 est de savoir si le champignon pousse en assez grande quantité après les incendies pour être exploité.

    Après quelques jours de recherches infructueuses, on trouve pas mal de morilles. Plusieurs tonnes sont alors ramassées.

    Des milliers d’autres auraient été laissées dans le sol faute de temps pour qu’elles soient ramassées.

    La récolte de la morille et d’autres champignons forestiers a pris beaucoup d’expansion dans les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 2006.

    Le pleurote apprécié en Colombie-Britannique

    Le pleurote est une bonne source de protéines et de fibres alimentaires. On le cultive de plus en plus malgré les difficultés.

    Thérèse Champagne

    À Aldergrove en Colombie-Britannique, un autre universitaire retraité, Peter Graystone, fait la promotion du pleurote.

    Ingénieur électrique et physiologiste de formation, Peter Graystone a amalgamé ses deux compétences pour faire pousser ce champignon.

    La journaliste-réalisatrice Thérèse Champagne nous amène à sa ferme pour nous montrer comment il s’y prend dans un reportage présenté à La semaine verte le 13 octobre 2007.

    Contrairement à plusieurs champignonnistes, Peter Graystone cultive ses pleurotes à la verticale, comme s’ils se développaient sur des souches d’arbres.

    C’est le premier producteur de pleurotes à avoir obtenu une certification biologique dans les provinces de l’ouest.

    Il récolte une tonne de pleurotes par semaine, qu’il vend principalement aux restaurants et aux magasins d’alimentation naturelle de sa région.

    Peter Graystone s’est aussi constitué une fidèle clientèle en participant au marché fermier de la ville de Vancouver.

    En 2007, certaines enseignes se préparaient à offrir des pleurotes dans les grandes surfaces. Peter Graystone n’a cependant pas peur de leur concurrence.

    Identifier les champignons à Sudbury

    Si plusieurs gastronomes apprécient les champignons, encore faut-il qu’ils puissent savoir s’ils sont comestibles ou non.

    Les identifier devient alors une tache cruciale.

    C’est à cette mission que s’est attelé un groupe de mycologues amateurs de la région de Sudbury, en Ontario.

    Leur démarche a fait l’objet d’un reportage du journaliste James-Olivier Durivage présenté à l’émission Ça vaut le détour du 25 octobre 2003.

    Le terrain de l’Université Laurentienne constitue le champ d’études de l’amicale des mycologues de Sudbury.

    Guy Gaudreau mène le groupe. Son but est d’inventorier les champignons présents dans la région.

    La seule condition pour pouvoir intégrer l’amicale est de communiquer en français et parfois… en latin.

    La langue des anciens Romains est commune à tous les scientifiques.

    Elle s’avère très utile quand on doit consulter des ouvrages spécialisés en langue étrangère pour reconnaître des espèces inconnues.

    Des champignons non identifiés, le groupe en trouve souvent sur le terrain de l’Université Laurentienne.

    Le sol y est acide et il y a une combinaison de feuillus et de conifères. Cela fait que la région de Sudbury est propice à la croissance des champignons.

    De fait, la région est reconnue pour voir pousser des espèces très rares.

    L’herbier de l’amicale est donc bien garni et montre la richesse mycologique du nord de l’Ontario.

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