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Plaidoyer pour des milieux de garde privés mieux encadrés

Des enfants jouent avec des jouets.

Les garderies en milieu familial non subventionnées devraient être contrôlées selon plusieurs personnes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les milieux de garde privés non subventionnés devraient être régis par le gouvernement, croit la députée de Sherbrooke Christine Labrie.

Cette sortie est liée à l'arrestation, jeudi, d'une propriétaire de garderie retrouvée en état d'ébriété alors qu'elle avait quatre enfants âgés de moins de 2 ans sous sa responsabilité.

Ces garderies en milieu familial ne sont pas régies par le ministère de la Famille et donnent « une impression de sécurité aux parents », croit-elle.

Le ministère de la Famille en ignore l'existence. Je crois que le gouvernement devrait favoriser les milieux de garde financés par le gouvernement, que ce soit directement ou indirectement par des crédits d'impôt, pour que les parents puissent avoir accès à des milieux dont on peut s'assurer de la qualité, a-t-elle dit au micro de Par ici l'info.

Même son de cloche du côté de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de l'Estrie. Les gens n'ont pas besoin de permis pour opérer une garderie privée non subventionnée. N'importe qui peut se lever un matin et décider que dans l'avenir, c'est ce qu'elle fera, s'acheter des jouets et ouvrir sa garderie privée, s'indigne la présidente de l'Alliance, Marlène Carbonneau.

On a besoin d'un permis pour vendre de la crème glacée, mais on n'a pas besoin de permis pour s'occuper des enfants.

Marlène Carbonneau, présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de l'Estrie

Techniquement, selon Mme Carbonneau, les responsables de garde en milieu privé doivent faire une « recherche d'empêchement ». C'est une recherche pour plus que des antécédents judiciaires. Pas besoin d'avoir eu d'accusation pour avoir un empêchement qui aurait pu mettre en péril la sécurité des enfants. Elle a cette obligation-là, mais personne ne va vérifier si elle le fait ou pas.

La présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial de l'Estrie soutient que le ministère de la Famille ne se déplace dans ce type de garderies que lorsqu'une plainte est déposée par rapport au fait qu'il y a plus de six enfants ou que le milieu utilise le mot « garderie » ou « CPE » (pour « centre de la petite enfance ») dans ses communications. Pas si on dit que les enfants ne sont pas bien ou peu importe.

Marlène Carbonneau n'est toutefois pas prête à dire que les enfants qui se retrouvent dans un tel milieu sont tous en danger. Le problème, ce n'est pas les personnes qui accueillent les enfants. Le problème, c'est qu'il n'y pas de structure actuellement pour vérifier s'il y a de la qualité dans le service de garde.

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