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Un arbre décoré de soutiens-gorges devant l’hôtel de ville d’Ottawa

Un soutien-gorge rose dans un arbre devant l'hôtel de ville d’Ottawa.

Des soutiens-gorges sont accrochés dans un arbre devant l'hôtel de ville d’Ottawa à la suite de la diffusion d’un reportage de CBC, alléguant que le conseiller municipal Rick Chiarelli lui a posé des questions inappropriées de nature sexuelle lors d’une entrevue d’embauche.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Des citoyennes protestent vendredi devant l’hôtel de ville d’Ottawa à la suite de la publication d’un reportage de CBC concernant le dépôt d’une plainte formelle auprès du commissaire à l’intégrité de la Ville, alléguant que le conseiller municipal Rick Chiarelli lui a posé des questions inappropriées de nature sexuelle lors d’une entrevue d’embauche.

Les organisatrices du mouvement ont appelé la population à venir accrocher un soutien-gorge à un arbre situé devant l'hôtel de ville d’Ottawa et afin de démontrer leur soutien « pour un lieu de travail sûr et exempt de harcèlement sexuel ».

Lors de la publication du reportage, CBC a accepté de ne pas divulguer le nom de la plaignante, puisque cette dernière craint de ne pas pouvoir trouver de travail à l’avenir. Elle redoute aussi de violentes réactions, surtout sur les médias sociaux.

Le diffuseur public n’a pas non plus donné son nom à M. Chiarelli, mais a fourni à l'élu des détails, notamment la date, le lieu et l’heure de l’entrevue, ainsi que des précisions sur les allégations.

CBC a essayé pendant plusieurs jours d'entrer en contact avec M. Chiarelli pour qu’il commente ces allégations. Son avocat, Bruce Sevigny, a finalement répondu par écrit vendredi dernier. La lettre de l'avocat ne parle pas d'allégations spécifiques, mais les qualifie de fallacieuses.

Plusieurs conseillers municipaux sont déconcertés par les allégations de comportement inapproprié portées contre leur collègue Rick Chiarelli, mais croient que c'est une occasion d'examiner de plus près la culture en place à l'hôtel de ville d'Ottawa.

Véronique Prévost répond aux questions de la journaliste.

Véronique Prévost dénonce le harcèlement sexuel en milieu de travail.

Photo : Radio-Canada

Une organisatrice de l’événement, Véronique Prévost, souhaite que plusieurs personnes déposent un soutien-gorge dans l’arbre afin de dénoncer le harcèlement sexuel en milieu de travail.

Le harcèlement sexuel au travail est encore très présent, même dans une institution comme l’hôtel de ville d’Ottawa, c’est présent partout, a mentionné Mme Prévost.

Nous sommes ici devant l’hôtel de ville d’Ottawa pour montrer notre soutien à la femme qui a été mentionné dans l’article d’hier qui a déposé une plainte contre le conseiller Rick Chiarelli.

Véronique Prévost, de l'organisation Defend choice Ottawa

Mme Prévost était étonnée de constater que quelques soutiens-gorges, qui avaient été accrochés à l’arbre hier soir, avaient disparu ce matin. Même constat pour les messages à la craie inscrit sur le trottoir qui avaient également disparu.

Une brassière accrochée à une branche.

Une brassière dans un arbre près de l'hôtel de ville d'Ottawa.

Photo : Véronique Prévost

La ville d'Ottawa a admis que les soutiens-gorge ont été retirés de l'arbre durant la nuit.

Le maire Watson appuie le droit des individus et des groupes d'exprimer leurs opinions et de participer à des manifestations pacifiques et respectueuses, peut-on lire dans un courriel.

Le maire a demandé à l'entreprise de sécurité, sous contrat avec la Ville, de s'abstenir d'enlever les soutiens-gorge accrochés en signe de protestation à un arbre situé sur le terrain de l'hôtel de ville.

La manifestation se déroule vendredi jusqu'à 17 h.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale