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Un cours de doula offre aux étudiants une nouvelle perspective sur la mort

Plan serré de Maggie Boyko.

Maggie Boyko, une infirmière diplômée, suit une formation de doula de fin de vie à Winnipeg parce qu'elle veut aider les personnes qui ont besoin d'aide à se préparer à la mort.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

Radio-Canada

Il existe une demande croissante pour des doulas de fin de vie, des personnes qui accompagnent ceux qui se préparent à mourir, selon des instructeurs du Collège Douglas en Colombie-Britannique. Ce collège forme des doulas de fin de vie à Winnipeg.

Nous offrons une présence qui n’est pas toujours assurée avec les soins palliatifs, explique Denise Seguin Horth, « thanadoula » et instructrice en accompagnement de fin de vie.

Notre approche est une approche globale, nous sommes là pour un soutien émotionnel, spirituel et physique.

Celle qui a donné un cours de cinq jours à l'Université du Manitoba cette semaine souligne qu'il y a déjà une liste d'attente pour le cours offert en janvier prochain.

J’ai enseigné à Brandon au printemps. C’était une salle de classe de 12 personnes. Cette fois-ci, à Winnipeg, nous sommes une classe de 17 élèves, indique-t-elle.

Seguin Horth explique que le cours est destiné aux personnes qui souhaitent travailler comme doula de fin de vie. L’approche ressemble à celle d’une doula de naissance à la différence que celle-ci aide à soutenir ceux qui sont dans leurs derniers jours de vie.

La « thanadoula » fournit également des ressources aux personnes qui souhaitent préparer leurs propres funérailles et soutenir leurs proches après leur décès.

La différence est que nous ne sommes pas des médecins, que nous faisons preuve de compassion et que nous offrons soutien et réconfort, précise Seguin Horth.

Elle ajoute toutefois que ce n'est pas un travail qui convient à tout le monde.

 Cela peut devenir difficile, émouvant. Je suis humaine, mais je connais aussi mon rôle, explique Seguin Horth, qui a travaillé en tant que doula de fin de vie à Regina, en Saskatchewan, pendant trois ans.

Un groupe de personnes assis autour d'une table.

Denise Seguin Horth donne le cours de doula de fin de vie à l'Université du Manitoba. Le cours est complet et il y a une liste d'attente pour le suivant. Le cours est offert par le Collège Douglas, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Fernand Dutilleux

Maggie Boyko, une infirmière manitobaine, a décidé de suivre le cours parce qu'elle souhaite appliquer ses nouvelles connaissances au travail.

Mes moments privilégiés avec les patients mourants ont toujours été mes moments préférés parce que je crois qu'il existe un lien profond entre les humains dans ces moments, confie-t-elle.

Elle dit aussi ne pas s'attendre à ce que le travail soit facile sur le plan émotionnel.

Le cours propose des ateliers sur la manière de communiquer avec des étrangers en train de mourir et d'aider les membres de la famille à mieux vivre la période avant et après le décès d'un être cher.

Il existe également une composante culturelle qui enseigne aux étudiants comment reconnaître différentes religions dans la mort.

Corrie Blom n'a aucune expérience professionnelle au sein du système de santé, mais elle sait ce que c'est de regarder quelqu'un de proche mourir devant elle.

Elle a perdu ses deux parents en l'espace d'un an et s'est occupée d'eux dans leurs derniers jours.

Cela vous aide à voir à quel point vous pouvez être en connexion avec vos proches en fin de vie, et même aider les membres de votre famille à faire le deuil, il y a tant de choses que j'ai apprises, témoigne Corrie Blom.

Manitoba

Santé physique et mentale