•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La fermeture imminente de 3 mines de potasse de Nutrien inquiète en Saskatchewan

Au premier plan, l'enseigne de la mine Nutrien de Vanscoy et en arrière-plan les installations de la mine.

Entre 150 et 250 travailleurs pourraient perdre leur emploi durant deux mois, à partir de novembre, avec la fermeture de la mine de Nutrien à Vanscoy, en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La fermeture prochaine de trois mines de potasse de Nutrien en Saskatchewan inquiète les travailleurs et les communautés touchées.

« Chaque fois qu’on a des mises à pied, cela crée une grande inquiétude », déclare Darrin Kruger du syndicat United Steelworkers à Saskatoon qui représente les travailleurs des mines d'Allan et de Vanscoy.

La minière Nutrien a annoncé mercredi la suspension des activités, pour environ deux mois, dans ses mines à Allan, à Lanigan et à Vanscoy. En tout, jusqu'à 750 travailleurs pourraient être touchés.

Cette annonce est d'autant plus inquiétante que la mine de Vanscoy a connu deux mises à pied temporaires en 18 mois, explique-t-il.

Robin Odnokon debout devant un tracteur

La mairesse de la municipalité de Vanscoy en Saskatchewan, Robin Odnokon, s'inquiète de l'impact de ces licenciements sur les familles de sa communauté.

Photo : Radio-Canada

De son côté, la mairesse de Vanscoy, Robin Odnokon, dit craindre l’impact économique de cette fermeture sur sa municipalité.

« C'est vraiment dommage. C'est une très grande mine qui offre de l'emploi à de nombreux travailleurs ici. J'espère que cela ne va durer que huit semaines », déclare-t-elle.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, dit être en discussion avec l'entreprise et aussi avec les travailleurs. « J’espère que cela ne dura qu’une courte période, pendant le ralentissement de la demande », a-t-il déclaré.

Plan serré de Sylvain Charlebois en entrevue dans une salle de nouvelles.

Le professeur de politiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, estime que les entreprises de potasse doivent faire preuve d'innovation pour diversifier leur marché.

Photo : Radio-Canada

Le professeur en politiques agroalimentaires de l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, explique l'industrie de la potasse est fortement liée aux cycles agricoles, ce qui explique des fluctuations de la demande d'engrais, et donc de la potasse.

Pour lui, il serait grand temps que les gros joueurs de la potasse fassent davantage preuve d'innovation et partent à la recherche de nouveaux débouchés.

« Normalement, au lieu d'être à la merci de ces cycles. Une entreprise va développer de nouveaux marchés, en faisant de la recherche, en développant de nouveaux produits. C'est ce qu'on ne voit pas dans le domaine de la potasse ou dans le domaine des engrais », explique-t-il.

Nutrien dit espérer un redressement de la demande de potasse en 2020 et une reprise progressive des activités dans ses mines par la suite.

Avec les informations de Gabrielle Proulx et de CBC

Saskatchewan

Emploi