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Dorian : le lieu historique de Grand-Pré en deuil du géant Georges

François Gaudet est en deuil de Georges, un érable du lieu historique national de Grand-Pré.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

C’est avec quelques arbres en moins que le lieu historique national de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, a rouvert ses portes au public, jeudi. Fermé par mesure préventive à l’approche de l’ouragan Dorian, qui était de catégorie 2 tout juste avant de toucher terre en Nouvelle-Écosse le 7 septembre, le site patrimonial n’a pas été épargné par le passage du cyclone post-tropical.

Plusieurs arbres ont été endommagés par les puissants vents accompagnant Dorian. Au moins trois ont été déracinés.

Les interprètes ici, à Grand-Pré, vont beaucoup, beaucoup manquer notre beau Georges, observe François Gaudet, un guide-interprète de Parcs Canada à Grand-Pré, le lieu historique national lié à la déportation des Acadiens.

François Gaudet près d'un arbre déraciné.

François Gaudet, interprète à Parcs Canada

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Le vieil érable de Norvège a été déraciné par Dorian. François Gaudet admet être en deuil du vieil arbre qu’il avait affectueusement baptisé, et qui était particulièrement aimé des employés du site.

Nous autres, les interprètes, ici, on a vraiment adopté Georges, parce qu'on l'utilisait beaucoup pour raconter l'histoire des Acadiens, explique François Gaudet. Georges est juste à côté d'une fondation d'une maison acadienne.

Parcs Canada n'a pas décidé s'il profitera de l’espace béant laissé par l’érable pour procéder à des fouilles archéologiques à cet endroit.

Une deuxième vie pour Georges?

Quant à Georges, François Gaudet aimerait bien lui donner une seconde vie. En plus de travailler pour Parcs Canada, M. Gaudet est un artiste visuel qui puise beaucoup d’inspiration dans le paysage de Grand-Pré.

Il aimerait bien récupérer le bois de son arbre préféré pour en faire une oeuvre.

Le couper, le faire en bois de feu, ça me briserait le coeur, parce qu’on ne veut pas brûler Georges. On ne sait pas vraiment qu'est-ce qu'on va faire avec, dit-il.

Il espère que le public lui soumettra des idées pour perpétuer la mémoire de Georges.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

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