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Incendies suspects dans le Restigouche : quel effet sur les assurances?

L'incendie qui a ravagé un édifice commercial de la rue Water à Campbellton le 21 août est considéré comme suspect, tout comme une vingtaine d'autres qui se sont déclarés dans le Restigouche depuis le début de 2018.

Photo : Gracieuseté: Ian Comeau

Radio-Canada

Les services policiers au Nouveau-Brunswick enquêtent sur plus d’une trentaine d’incendies survenus depuis janvier 2018 dans le Restigouche et dont la majorité serait d’origine suspecte. Ce chiffre anormalement élevé fait craindre des augmentations de primes d'assurance ou des difficultés à assurer sa propriété dans l'avenir.

Des 30 feux qu'on a rapportés, il y en a au moins une vingtaine qui sont suspects, indique le sergent François Côté, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Campbellton.

La police croit que certains feux suspects ont été allumés dans le but de frauder les compagnies d'assurance.

La propriété est assurée pour un certain montant. Donc, ça va arriver que les gens vont décider de brûler leur propriété pour recevoir un montant d'assurance et peut-être reconstruire ou avoir un gain d'argent quelconque, explique le sergent Côté.

La réaction des compagnies d'assurance redoutée

Quand des incendies surviennent trop fréquemment dans une région, certaines compagnies d'assurance ont tendance à augmenter leurs primes ou à carrément refuser d'assurer des propriétés. Une situation semblable a été observée il y a quelques années à Kedgwick.

C’est ce genre de scénario que redoute la défenseure du consommateur en matière d’assurance au Nouveau-Brunswick, Michèle Pelletier.

Michèle Pelletier à l'extérieur tenant des documents à la main.

Michèle Pelletier, défenseure du consommateur en matière d’assurance au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le consommateur doit agir en bon assuré et en bon citoyen, dit-elle, car c’est l’ensemble des consommateurs qui paie le prix lorsque les compagnies d’assurance décident de sévir contre la fraude en créant des difficultés pour les assurés.

Pour le moment, Michèle Pelletier dit ne pas avoir eu d’échos selon lesquels certaines compagnies d’assurance envisageaient de se retirer du marché du Restigouche.

On espère que ça ne va pas se produire, dit-elle.

Les assureurs ont un rôle à jouer

Mme Pelletier croit à la responsabilisation du citoyen, mais les compagnies d’assurance doivent fournir leur part d'efforts et resserrer leurs pratiques, selon elle.

Les compagnies sont plus aux aguets et elles pourraient l'être encore plus au niveau de la prévention, dit-elle. Mais je pense que les compagnies d'assurance, elles aussi ont un rôle à jouer au niveau de l'éducation des assurés.

Eux aussi, ils ont un devoir de prudence, ajoute Mme Pelletier. Lorsqu'ils viennent assurer notre maison, ils devraient venir inspecter.

La GRC de Campbellton demande l'aide du public pour élucider les incendies suspects. Elle rappelle que des informations peuvent être partagées de façon anonyme en communiquant avec le service Échec au crime Nouveau-Brunswick.

D’après un reportage de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

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