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« C'est inacceptable » : les conseillers municipaux réagissent à l’affaire Chiarelli

Le conseiller est devant des tableaux à l'hôtel de ville d'Ottawa

Le conseiller du quartier Collège d'Ottawa, Rick Chiarelli

Photo : Radio-Canada / CBC /Laura Osman

Radio-Canada

Plusieurs conseillers municipaux sont déconcertés par les allégations de comportement inapproprié portées contre leur collègue Rick Chiarelli, mais croient que c'est une occasion d'examiner de plus près la culture en place à l'hôtel de ville d'Ottawa.

Jeudi, on apprenait qu'une femme s'est plainte au commissaire à l'intégrité de la Ville pour des questions inadéquates posées par le conseiller du quartier du Collège lors d'un entretien d'embauche. Il lui aurait notamment demandé si elle accepterait de ne pas porter de soutien-gorge lors de certains événements. M. Chiarelli nie ces allégations.

Cinq autres anciennes employées ont aussi dit qu’elles avaient entendu M. Chiarelli formuler des commentaires inappropriés au bureau.

Appelé à réagir quelques heures après la publication des allégations, le conseiller de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, s'est déçu.

D'avoir un collègue qui aurait agi d'une certaine manière, c'est inacceptable, a déclaré M. Fleury.

Je suis surpris d'avoir lu ce que j'ai lu. Je crois les informations dont dispose Radio-Canada et je veux entendre mon collègue.

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

« Une affaire sérieuse »

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a déclaré aux journalistes jeudi après-midi que, bien qu'il ait trouvé les allégations déconcertantes et difficiles à lire, la plaignante avait fait le bon choix en se rendant au bureau du commissaire à l'intégrité, Robert Marleau.

Maintenant que l'affaire est devant le commissaire à l'intégrité, une enquête devrait avoir lieu, a déclaré le premier magistrat.

Le meilleur conseil que je puisse donner à tous mes collègues est de ne faire aucun commentaire gratuit. C'est une affaire sérieuse.

Jim Watson, maire d'Ottawa

Le maire n’a pas été en mesure de confirmer quand l'enquête sera terminée.

Un rapport attendu avec impatience

La conseillère du quartier Bay Ward, Theresa Kavanagh, a qualifié les allégations de troublantes. C'est quelque chose qui vous dérange d'entendre des choses comme celle-là. Et pour le moment, nous devons laisser le commissaire faire son travail et voir si tout ça est fondé ou non, a-t-elle déclaré.

Theresa Kavanagh en entrevue alors que des gens remplissent des sacs de sable derrière elle.

La conseillère municipale du quartier Bay, Theresa Kavanagh, en entrevue, au printemps dernier, lors des inondations.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Glen Gower, conseiller du quartier Stittsville, fait confiance à la plaignante et a fait savoir qu’il était impatient de voir le rapport final du commissaire.

Les conseillers sont des leaders dans la communauté, et je pense que nous devons nous tenir et imposer à nos collègues un très haut niveau de responsabilité.

Glen Gower, conseiller du quartier Stittsville

Shawn Ménard, conseiller du quartier Capitale, s'est dit déçu d'apprendre ces accusations, affirmant qu'elles renforcent la culture machiste à l'hôtel de ville.

Nous devons changer cela, a déclaré Ménard, élu au conseil pour la première fois en 2018. Nous devons nous assurer que ce comportement n'est pas toléré, que les actions ont des conséquences, et que cet hôtel de ville change, dès ce mandat.

Protéger les employés

Les allégations contre M. Chiarelli ont soulevé des questions quant à savoir si les employés non syndiqués embauchés directement par des conseillers, par opposition aux employés municipaux, bénéficiaient d'une protection adéquate en cas de harcèlement.

Cela pourrait être quelque chose qui découle de recommandations à l'avenir, a déclaré Mme Kavanagh, qui a passé de nombreuses années à travailler pour les députés sur la colline du Parlement, avant d'être élue au conseil pour la première fois l'an dernier.

Je me souviens d'avoir toujours pensé que toute personne occupant un poste de direction devrait suivre une formation sur la gestion du personnel.

Therese Kavanagh

Il faut trouver des mécanismes pour ces employés-là qui sont vulnérables. Ils sont dans un milieu politique, pas protégé par un syndicat, et ce n'est pas évident les recours qu'ils auraient en tant qu'individus, parce que leur patron, c'est leur seul patron et c'est un élu, a quant à lui jugé Mathieu Fleury.

Riley Brockinton voit dans ces allégations une possibilité de faire une pause et de réfléchir à la façon dont nous fonctionnons.

Cette réflexion, a-t-il déclaré,devrait inclure l’assurance que les conseillers connaissent bien la politique de la ville en matière de harcèlement.

Il a lui-même affirmé promouvoir une culture positive dans son environnement de travail, tout en prévenant ses employés que des recours existent lorsque se présente ce genre de situations. Je suis plus déçu qu'autre chose, parce que cela ne devrait pas se produire.

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale