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Bienvenue à bord du « plan B » libéral

Un autobus a accroché le dessous de l'aile d'un avion.

L'autobus transportant les journalistes qui couvrent la campagne de Justin Trudeau a accroché le dessous de l'aile de l'avion du premier ministre du Canada en fin de soirée, mercredi.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

Philippe-Vincent Foisy

L’avion de campagne libéral a dû être cloué au sol, moins de 24 heures après avoir quitté Ottawa. Bien que ce pépin technique n’ait pas eu de conséquences sur la tournée de Justin Trudeau, elle a posé un casse-tête logistique.

La journée de jeudi a été longue pour les libéraux. Lorsqu’ils ont atterri à Victoria en fin de soirée, tout semblait se dérouler sans anicroche, du moins sur le plan technique.

Jusqu’à ce que l’autobus qui transporte les journalistes et certains membres de l’équipe libérale commence à se déplacer vers l’hôtel.

Notons tout de suite que ce ne sont pas des journalistes qui conduisent l’autobus. C’est un chauffeur d’une entreprise privée avec laquelle le parti fait affaire.

Ce chauffeur a commencé sa route vers le centre de la ville. Quelques secondes à peine après le début du trajet sur le tarmac, les journalistes à bord ont été surpris par un bruit de frottement de métal contre métal.

En réalité, le toit du bus frottait sous l’aile de l’avion, fort.

Sur les visages des responsables de l’avion et du pilote, on a pu lire l’étonnement, l’incrédulité et la crainte.

Ils savaient, ou se doutaient bien, que l’avion ne pourrait pas voler avec une aile endommagée. Ils savaient aussi que le lendemain, les libéraux devaient s’envoler pour Kamloops, puis Edmonton, avant de traverser le pays pour se rendre au Québec.

Ils savaient aussi que le parti n’avait pas l’intention de changer l’horaire.

La nuit a donc été courte; il fallait trouver un autre avion.

« Il y a des gens qui n’iront pas dans le Sud », a lancé à la blague un de ceux qui ont passé une nuit presque blanche à dénicher l’appareil.

Notre dossier Élections Canada 2019

La tournée a pu continuer, avec un peu de retard, mais rien d’anormal n'est ensuite survenu.

On remarque cependant l’absence de logos à l’extérieur de l’appareil, et la cabine est moins pratique pour l’équipe libérale. Il n’y a pas de section où le premier ministre et son entourage peuvent travailler et discuter à l’abri du regard des journalistes.

Dans quelques jours, l’avion décoré sera prêt à reprendre du service, nous dit-on.

Des gens montent à bord du nouvel avion, sur lequel est écrit « Air Transat ».

Malgré l'incident, la tournée de l'équipe libérale a pu continuer avec un peu de retard, à bord d'un nouvel avion.

Photo : Radio-Canada / Philippe-Vincent Foisy

L’accident n’a donc pas coupé les ailes de la campagne et ne lui a pas mis du plomb dans l’aile. En fait, certains pourraient même y voir un signe. Lors des élections générales de 1980, l’autobus transportant les journalistes qui suivaient Pierre Elliott Trudeau était entré en collision avec l’avion de la tournée libérale, sur le tarmac à Winnipeg.

Selon une coupure de presse de l’époque publiée sur Twitter par le journaliste du Globe and Mail Robert Fife, l’horaire de la campagne libérale avait dû être revu et le chef libéral avait pris un vol commercial pour se rendre en Ontario. Un incident dont plus personne ne se souvient.

M. Trudeau avait battu Joe Clark lors de ces élections.

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