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Maxime Bernier et sa directrice de campagne, Ginette Lamontagne, à l'ouverture du local électoral en Beauce.

Maxime Bernier et sa directrice de campagne, Ginette Lamontagne, à l'ouverture du local électoral en Beauce

Photo : Radio-Canada

Jonathan Lavoie

Maxime Bernier a été élu en Beauce sans interruption depuis 2006, souvent très loin devant ses adversaires, avec plus de 50 % des voix. Sa décision de quitter les rangs conservateurs pour fonder son propre parti change la donne dans la circonscription et pourrait mener à une course à trois.

À l'ouverture de son local de campagne jeudi matin à Saint-Georges, le chef du Parti populaire du Canada (PPC) a mis cartes sur table, avec un bon nombre d'attaques contre son ancien parti.

Maxime Bernier reproche au chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Andrew Scheer, de maintenant vouloir éliminer le déficit en cinq ans plutôt que deux.

Comme M. Trudeau, un mandat sans équilibre budgétaire et, pour nous, c'est irresponsable, dénonce-t-il.

Maxime Bernier estime qu'il pourrait mettre fin au déficit du gouvernement fédéral dès la première année avec une réforme fiscale qui permettrait d'économiser plus de 35 milliards de dollars.

L'un de ses adversaires, le conservateur Richard Lehoux, n'y croit pas. L'objectif des conservateurs, c'est d'assainir les finances publiques le plus rapidement possible, mais il faut le faire sur une perspective où on va être capables de contrôler les dépenses, mais aussi continuer à donner des services, renchérit l'ex-président de la Fédération québécoise des municipalités.

Richard Lehoux, candidat conservateur dans la circonscription de Beauce.

Richard Lehoux, candidat conservateur dans la circonscription de Beauce

Photo : Radio-Canada

La gestion de l'offre

La question de la gestion de l'offre avait fait grand bruit pendant la course à la direction du PCC. Elle sera de nouveau au cœur des débats de la présente campagne.

Maxime Bernier répète qu'il faut abolir ce qu'il qualifie de cartel de l'Union des producteurs agricoles. La famille beauceronne va pouvoir économiser 400 $ par année en abolissant ce système-là, calcule Maxime Bernier.

Richard Lehoux, lui-même producteur laitier, prévoit de son côté monter aux barricades pour préserver le système actuel.

Il faut faire attention quand on dit que l'abolition des quotas va faire économiser un paquet d'argent aux consommateurs, nuance-t-il, en ajoutant que certains pays qui ont aboli la gestion de l'offre le regrettent amèrement aujourd'hui.

Il se passe quelque chose au Canada. Il y a un mouvement populiste et le Canada ne fait pas fi des mouvements populistes des autres pays.

Maxime Bernier, chef du PPC et candidat dans la circonscription de Beauce

Je pense que dans la Beauce, de façon générale, les gens sont beaucoup plus conservateurs. C'est plus des gens de droite, mais peut-être pas de l'extrême droite.

Richard Lehoux, candidat conservateur dans la circonscription de Beauce

La division du vote

Si la lutte s'annonce serrée entre Maxime Bernier et Richard Lehoux, le candidat libéral compte bien profiter de la division du vote. Pratiquement inconnu des électeurs en 2015, Adam Veilleux était parvenu à terminer deuxième avec 22 % des votes.

Aujourd'hui, les Beaucerons ne sont plus capables de se reconnaître en Maxime Bernier, avec les derniers propos qu'il a tenus, avance le candidat libéral.

Adam Veilleux, candidat libéral dans la circonscription de Beauce.

Adam Veilleux, candidat libéral dans la circonscription de Beauce

Photo : Radio-Canada

Je trouve ça désolant de voir Maxime Bernier, qui s'est présenté pour être chef [du PCC], et aujourd'hui le descendre comme ça dans les médias.

Adam Veilleux, candidat libéral dans la circonscription de Beauce

L'immigration

Selon les candidats, la pénurie de main-d'oeuvre dans la région sera un autre enjeu crucial de ces élections.

D'un côté, Maxime Bernier propose de changer les règles pour accueillir davantage d'immigrants économiques et moins de réfugiés.

Celui-ci qualifie d'ailleurs les nouveaux arrivants des dernières années de faux réfugiés qui ont traversé illégalement la frontière. Nos frontières ne sont pas respectées et c'est une question de souveraineté.

Mais selon Richard Lehoux, la solution à la pénurie de main-d'oeuvre passe plutôt par une meilleure gestion de l'immigration en région. Il suggère principalement de revoir les critères selon lesquels les entreprises peuvent embaucher des immigrants en fonction du taux de chômage de chaque région.

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