•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La taxe sur la spéculation immobilière fonctionne, selon le gouvernement de la C.-B.

Plan serré d'une fenêtre d'une maison condamnée par des panneaux de bois.

La taxe sur la spéculation immobilière touche 9386 propriétés.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Adrien Blanc

Ce matin, la ministre des Finances de la Colombie-Britannique, Carole James, a défendu la taxe sur la spéculation immobilière et les logements vacants avant une rencontre avec les maires des municipalités où elle s'applique.

Avant de rencontrer les maires à Vancouver, Carole James a déclaré que la taxe sur la spéculation immobilière et les logements vacants joue un rôle dans la baisse des prix de l'immobilier et la mise sur le marché d'un plus grand nombre de logements.

Nous commençons à voir des signes positifs.

Carole James, ministre des Finances, Colombie-Britannique

En juin, dans le Grand Vancouver, une maison se vendait en moyenne moins de 1 million de dollars, selon le Vancouver Real Estate Board, ce qui n’était pas arrivé depuis deux ans.

Dans la vallée du Fraser, selon le Fraser Valley Real Estate Board, les prix des maisons ont chuté de 6 % en un an, et les prix des appartements ont baissé de 9 %.

Je suis prudemment optimiste en voyant la modération des prix. C’est en tout cas un pas dans la bonne direction, a déclaré Carole James en conférence de presse. D'autre part, le taux de logements inoccupés dans la province ne sera connu qu'en octobre, a-t-elle souligné.

Le ministère des Finances indique aussi que deux tiers des personnes imposées par la nouvelle taxe sont des étrangers ou des membres de leur famille étendue, c’est-à-dire des personnes dont la majorité du revenu est déclaré à l’extérieur du Canada.

La taxe fonctionne comme nous le souhaitions : 99,8 % des Britanno-Colombiens ne la payent pas.

Carole James, ministre des Finances, Colombie-Britannique

La taxe sur la spéculation immobilière et les logements vacants vise les logements situés dans les villes les plus peuplées de la Colombie-Britannique, qui ne sont pas déclarés en tant que résidence principale et qui n’ont pas été loués pendant au moins trois mois.

Selon les données du 3 septembre 2019, 11 783 propriétaires ont payé la taxe :

  • 4621 propriétaires étrangers
  • 3060 familles étendues
  • 1519 Canadiens vivant à l'extérieur de la province
  • 2362 résidents de la province
  • 221 autres (propriétés appartenant à des sociétés ou fiducies ayant de multiples propriétaires)

Les 115 millions de dollars de revenus générés par la taxe sont destinés à financer des projets de logements abordables dans les municipalités où la taxe est en vigueur, a rappelé la ministre.

Les opposants à la taxe la jugent contre-productive

Le Parti libéral de la Colombie-Britannique estime que la taxe sur la spéculation immobilière n’a eu aucun effet. Dans un communiqué, il affirme même qu’elle perturbe les projets de construction de nouveaux logements, ce qui va à l’encontre de l’objectif du gouvernement de mettre plus de logements sur le marché.

Selon Neil Belenkie, le maire de Belcarra, où au moins 11 contribuables se sont acquittés de la taxe, elle pénalise les propriétaires de résidences secondaires. Il demande donc que sa municipalité en soit exemptée.

En revanche, au niveau fédéral, l’idée d’une taxe sur la spéculation immobilière fait son chemin. Justin Trudeau a promis de mettre en place une « modeste » taxe de 1 % sur la valeur des propriétés qui sont détenues par des étrangers au Canada s’il est réélu en octobre.

Colombie-Britannique et Yukon

Immobilier