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Affaire Kazemi: bon accueil du rapport iranien par Bill Graham

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre canadien des Affaires étrangères se dit confiant que la vérité triomphera et que les responsables de la mort de la photojournaliste canadienne seront punis.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Bill Graham, a accueilli avec enthousiasme le rapport iranien sur la mort de la photojournaliste Zahra Kazemi.

Selon M. Graham, blâmer le procureur de Téhéran donne l'occasion aux réformateurs iraniens de dénoncer le cafouillage des conservateurs dans ce dossier. Le ministre promet donc de suivre l'affaire de près pour profiter de ce courant politique qui peut amener du changement.

Si le Canada ne peut demander que le procureur Mortazavi soit poursuivi, le ministre Graham est confiant que la vérité triomphera et que les coupables seront punis.

Un rapport critique envers les conservateurs iraniens

Le Parlement iranien a critiqué sévèrement le procureur de Téhéran pour la mort, le 10 juillet dernier, de Zahra Kazemi, battue à mort dans une prison.

L'assemblée, formée en majorité de réformateurs, s'en est ainsi prise au procureur conservateur, Saeed Mortazavi, qui avait accusé Mme Kazemi d'espionnage et annoncé qu'elle était décédée d'un accident vasculaire cérébral. Or, l'enquête a révélé, peu après, qu'elle était morte à la suite de blessures à la tête survenues lors de sa détention.

Le Parlement, qui a donné lecture de son rapport lors d'une session diffusée en direct sur les ondes de la radio publique iranienne, estime que l'emprisonnement de Mme Kazemi était non seulement injustifié, mais illégal.

Elle a été incarcérée pour avoir pris des photos d'une prison de Téhéran devant laquelle se déroulait une manifestation. Le Parlement reproche, en outre, au procureur d'avoir refusé de se présenter devant lui pour s'expliquer.

Ce rapport ouvre ainsi la voie à un interrogatoire formel de M. Mortazavi et peut-être même à un procès.

Il influencera sans doute également le procès pour meurtre d'un agent du ministère des Renseignements, en cours, mais actuellement suspendu afin de permettre à la défense d'étudier le dossier.

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