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Le long parcours des marchands de cannabis pour ouvrir une boutique à Banff

Quelques personnes attendant que le feu de circulation change pour traverser une intersection à Banff.

La Municipalité a approuvé cinq commerces de cannabis, mais de la demande de permis à l'ouverture des portes, le parcours est plus long que prévu.

Photo : Radio-Canada

Tiphanie Roquette

Avec ses 4 millions de visiteurs annuels et son ambiance permanente de vacances, les espoirs étaient élevés au sein de l’industrie de la marijuana de transformer Banff en mecque du tourisme du cannabis, mais près d’un an après la légalisation, un seul magasin doit bientôt ouvrir ses portes.

Le commerce SpiritLeaf ouvrira le 1er octobre, soit environ deux ans après que son propriétaire Jeff Hines eut déposé une option pour la location d'un emplacement.

Le processus a été ardu.

Jeff Hines, propriétaire, Spiritleaf

L’homme d’affaires ne blâme aucun ordre de gouvernement. L’industrie était une grande inconnue pour tous les législateurs, dit-il. Le moratoire imposé par la Commission des jeux du hasard, de l’alcool et du cannabis (AGLC) sur les permis de vente n’a pas aidé à l’établissement d’un marché.

Plan serré de lèvres qui tiennent une cigarette de cannabis.

Banff a interdit de fumer du cannabis dans les lieux publics.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Un joyau à préserver

À Banff, le processus a toutefois été compliqué par l’emplacement de la municipalité au sein des montagnes Rocheuses. Les futurs commerçants ont dû se plier à une étape d’approbation supplémentaire auprès de Parcs Canada.

Le conseil municipal de Banff a aussi imposé des règles plus strictes pour préserver le caractère spécial de ce lieu touristique. Une distance a été établie entre chaque commerce et entre les magasins et les établissements de santé, les écoles, les garderies et les aires de jeu. La Municipalité leur a également interdit que les magasins aient une façade vitrée donnant directement sur un trottoir ou une zone piétonne.

Trois femmes traversent la rue devant un pont. En arrière-plan, on voit une montagne.

Banff a imposé des règles strictes pour préserver le caractère unique de la municipalité.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Cependant, pour une municipalité à la superficie limitée, cela a restreint à une poignée les espaces commerciaux qui peuvent accueillir une entreprise qui vend du cannabis.

Un eldorado pour les affaires

L’entreprise Fire and Flower a ainsi fait chou blanc quand elle a cherché un emplacement pour une de ses succursales. Finalement, elle a dû racheter les parts d’un autre entrepreneur pour environ 4,5 millions de dollars en argent comptant et en actions.

Un travailleur effectue une retouche à l'enseigne de du commerce Fire and Flower.

Fire and Flower veut rendre son commerce de Banff un peu différent de ses autres magasins de l'Alberta.

Photo : CBC

Selon le chef des opérations de l’entreprise, Mike Vioncek, l’investissement en vaudra le coup. Il y a tellement de visiteurs qui viennent de partout dans le monde. Nous aimerions mettre en valeur ce que nous avons à offrir, se réjouit-il.

L’entreprise Westleaf a ainsi eu le temps d’ouvrir quatre magasins en Saskatchewan et en Alberta en attendant que son espace de Banff soit approuvé. Elle s’accroche toutefois parce qu’elle place beaucoup d’espoirs dans ce futur commerce.

Ça sera un phare pour notre marque, une fenêtre sur de tout nouveaux clients.

Adam Coates, directeur commercial, Westleaf

Le commerce, qui devrait ouvrir ses portes au début de 2020, aura une superficie mesurant plus du double de celles des autres magasins de la marque.

Des gens marchent sur un trottoir à proximité de commerces.

Quatre millions de touristes visitent Banff chaque année.

Photo : Radio-Canada

L’organisme Banff et Lake Louise Tourism n’a eu aucune demande liée au tourisme du cannabis. Il n’a également aucune raison de penser que l’absence de commerces du cannabis a nui au tourisme de la région, selon la directrice des communications, Angela Anderson.

Jeff Hines, de Spiritleaf, est toutefois convaincu que ce type de tourisme s’en vient, surtout une fois que les produits comestibles du cannabis seront autorisés.

Alberta

Drogues et stupéfiants