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Il n'y aura pas de casino à Québec, affirme la CAQ

Le casino de Charlevoix.

Le casino de Charlevoix

Photo : Courtoisie Nicolas Tremblay

Radio-Canada

Après avoir envisagé l'ouverture d'un casino à Québec pour remplacer le Salon de jeux, la Coalition avenir Québec (CAQ) confirme qu'elle envisage plutôt un déménagement, sans bonification de l'offre.

Jeudi, le ministre des Finances, Eric Girard, a voulu calmer les inquiétudes des élus et des entrepreneurs de la région de Charlevoix.

C'est important de le dire parce que j'ai compris qu'il y avait des inquiétudes.

Eric Girard, ministre des Finances

Réunis mercredi, plusieurs d'entre eux demandaient au gouvernement des réponses concernant l'avenir du Salon de jeux de Québec. Sa transformation en casino et son déménagement figuraient parmi les possibilités étudiées par la CAQ.

Dès maintenant, je peux indiquer, et ainsi dissiper les inquiétudes de Charlevoix, que ça ne sera pas un casino, a-t-il affirmé.

On regarde toujours la possibilité de déménager le Salon de jeux de Québec, mais on ne bonifiera pas l'offre, a ajouté M. Girard.

Selon une étude commandée par La Malbaie, la transformation du Salon de jeux en casino aurait entraîné des pertes économiques de 13 millions de dollars pour le casino et les commerces environnants.

Un déménagement pourrait aussi avoir des impacts

Toutefois, un simple déménagement pourrait aussi avoir des conséquences, a affirmé mercredi le maire de La Malbaie, Michel Couturier.

Selon les chiffres de la municipalité, les retombées économiques de Charlevoix pourraient diminuer de plus de 5 millions de dollars.

De son côté, le ministre des Finances admet qu'aucune décision n'a été prise pour l'instant. On regarde des sites différents, et les décisions ne sont pas prises quant au déménagement ou non-déménagement, a-t-il déclaré.

Eric Girard promet de rendre publique l'étude d'impact lorsqu'elle sera disponible.

Un moindre mal

Selon le préfet de Charlevoix-Est, Sylvain Tremblay, qui a directement interpellé le premier ministre mercredi, cette annonce du gouvernement Legault est une bonne nouvelle.

On vivait déjà de toute façon avec le Salon de jeux de Québec. Ce qui nous inquiétait énormément, c'était la création d'un casino, a-t-il dit.

Même si on déménage peut-être le Salon de jeux, il reste qu'on a maintenant un atout : on a l'exclusivité d'un casino dans la Capitale-Nationale.

Sylvain Tremblay, préfet de Charlevoix-Est

M. Tremblay croit que le casino de Charlevoix pourra miser sur une clientèle internationale qui ne veut pas juste des machines à sous.

Nous, ce qu'on souhaitait, c'est le statu quo.

Michel Couturier, le maire de La Malbaie

Même si un simple déménagement entraîne également des pertes dans Charlevoix, le maire de La Malbaie, Michel Couturier, se réjouit de cette déclaration.

Il n'y aura pas de bonification de l'offre, mais il y a tout de même un risque. Et selon les études qu'on avait, il y avait quand même un impact, mais beaucoup moindre qu'un casino, a-t-il souligné.

Capture d'écran tirée du site Google Street View montrant l'entrée du Salon de jeux de Québec, situé à l'intérieur du centre commercial Fleur de lys.

Le Salon de jeux de Québec

Photo : Google Street View

De son côté, l'entreprise immobilière Trudel Alliance, propriétaire du centre commercial Fleur de lys, où se trouve le Salon de jeux, croit que le déménagement devrait être écarté.

Il y a maintenant sur la table un projet suffisamment avancé pour changer la donne.

Jonathan Trudel, vice-président exécutif et cofondateur de Trudel Alliance

Lorsque la CAQ a pris son engagement de déménager le Salon de jeux, personne n’était au courant que Fleur de Lys allait changer de mains et devenir la propriété d’entrepreneurs de Québec, a fait savoir le vice-président exécutif et cofondateur, Jonathan Trudel.

Le casino de Charlevoix en chiffres

  • 268 emplois
  • 13,2 millions de masse salariale
  • Près d'un million de visiteurs

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

Québec

Politique provinciale