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Le vermicompostage, ça vous parle?

L'intérieur d'un vermicomposteur.

Photo : Radio-Canada

Maxime Denis

Vous habitez en logement et vous souhaitez composter, mais vous n'avez pas l'espace pour le faire? Pourquoi ne pas opter pour le vermicompostage. L'agronome Lili Michaud est une conférencière et auteure spécialisée en la matière. Voici quelques trucs pour s'y mettre sans se casser la tête... et sans laisser d'odeur désagréable.

On peut fabriquer soi-même, pour quelques dollars, un vermicomposteur. Il suffit de prendre un bac de plastique et s'assurer d'y faire de petits trous pour que l'oxygène puisse circuler.

Il est important d'avoir un fond de litière qu'on peut fabriquer avec de l'eau, du carton et du papier journal.

Les vers utilisés ne sont pas de classiques vers de terre. Il s'agit du Eisenia foetida, également connu sous le nom de ver du fumier.

Ils vont manger nos résidus de cuisine, de tomates, nos pelures de bananes et les restants de café. Pas de viande, pas de produits laitiers, rien qui provient de l'extérieur, précise Lili Michaud. Idéalement, il faut couper ces restants pour donner une petite chance aux vers. Une famille de quatre personnes pourrait recourir à au moins deux bacs, spécifie l'agronome.

Il peut y avoir jusqu'à mille vers dans un seul bac. L'agronome souligne que ces nombreux vers peuvent consommer l'équivalent d'un litre de résidus chaque semaine.

Un homme tient dans sa main du compost et des vers de terre.

Le compostage peut être difficile d'accès pour les citoyens qui n'ont pas de terrain. Le vermicompostage devient donc une solution intéressante.

Photo : Radio-Canada

Il est possible de se procurer des vers chez des fournisseurs spécialisés, et il faut prévoir une cinquantaine de dollars pour une livre.

Le résultat de leur travail - le fumier produit - peut être utilisé pour enrichir la terre des plantes intérieures.

Des conférences grand public

La Ville de Québec organise depuis quelques années des conférences sur le compost ou le vermicompostage. Un budget annuel de 10 000 $ est prévu pour l'organisation de ces conférences lors desquelles les participants peuvent remporter un composteur.

Questionnée sur l'importance de ce transfert de connaissances alors que la Ville mise sur son usine de biométhanisation, prévue pour 2022, la porte-parole en matière d'environnement explique que ce n'est pas contradictoire.

Le compostage domestique n’est pas incompatible avec le projet de centre de biométhanisation. Les citoyens qui le souhaitent pourront continuer de composter chez eux tout en participant à la collecte des résidus alimentaires considérant que davantage de résidus alimentaires seront acceptés au centre de biométhanisation comparativement à ceux recommandés en compostage domestique, explique Mireille Plamondon en faisant référence à la viande, aux produits laitiers et autres éléments qui ne sont pas inclus dans le vermicompostage.

Ces conférences attirent, en moyenne, 50 à 100 personnes par soir.

Québec

Matières résiduelles