•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manque de bibliothécaires dans trois commissions scolaires de l'Estrie

Une fillette de trois ans qui lit un livre sur un banc de la bibliothèque.

Il y a peut-être des livres dans les bibliothèques scolaires, mais il manquerait de bibliothécaires dans les commissions scolaires.

Photo : Radio-Canada / Charlotte Dumoulin

Radio-Canada

Trois commissions scolaires de l'Estrie auraient un manque de bibliothécaires selon la Fédération des professionnels de l'éducation du Québec.

Il faudrait embaucher au moins un bibliothécaire supplémentaire au sein des commissions scolaires Sommets, des Hauts-Cantons et de la Région-de-Sherbrooke selon le président de la Fédération des professionnels de l’Éducation du Québec, Jacques Landry.

Un plan d'action en vigueur sous le gouvernement libéral depuis 2005 stipulait qu'un minimum de 200 bibliothécaires était nécessaire pour permettre d'assurer un service de qualité dans les bibliothèques du Québec. À l'heure actuelle, on en compte 102 au total dans la province.

Le problème, c'est que les sommes d'argent annoncées pour les livres, c'est toujours garanti. Quand on annonce des sommes pour du personnel, particulièrement pour du personnel technique, les commissions scolaires ont toujours une marge de manœuvre. Évidemment, ils se trouvent toujours d'autres priorités que d'embaucher d'autres bibliothécaires. Ce qu'on dit, c'est que les sommes devraient être protégées et qu'on oblige les commissions scolaires à faire ce type d'embauche.

M. Landry rappelle que les bibliothécaires sont « des spécialistes formés à la maîtrise en bibliothéconomie et qui ont une expertise poussée ». De plus en plus, les jeunes ont toujours vécu dans le numérique. Ils vont chercher leurs informations par là. Ils ont à apprendre comment aller chercher cette information et quelle est l'information de qualité. Comment l'utiliser et ne pas croire tout ce qu'on leur dit.

Ce dernier soutient que la pénurie de main-d'oeuvre ne touche pas les bibliothécaires. Je suis convaincu qu'on ouvrirait des postes et on n'aurait aucune difficulté à en trouver. C'est vraiment la volonté des commissions scolaires et la volonté politique qui restent à asseoir.

La semaine dernière Québec a annoncé un investissement supplémentaire de 5 millions de dollars pour garnir davantage les rayons des bibliothèques scolaires de la province. Le gouvernement investit déjà chaque année 15 millions de dollars dans l’achat de livres de fiction et de documentaires, numériques ou imprimés.

Estrie

Livres