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Legault remboursera les lunettes des enfants et évite les embûches au caucus de la CAQ

François Legault se dresse, avec deux ministres, devant un lutrin où il est écrit : «Une meilleure vue pour mieux réussir».

Le remboursement des lunettes et des lentilles de 145 000 enfants québécois de moins de 18 ans coûtera 36 M$ par an.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À l’ouverture du caucus des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), le premier ministre François Legault a annoncé le remboursement des lunettes et des lentilles pour les jeunes de moins de 18 ans, tout en évitant les embûches devant les journalistes qui l’ont questionné sur les sujets chauds de l’heure.

Pour bien lire, il faut bien voir, a déclaré jeudi M. Legault lors d’une conférence de presse en marge de l’ouverture du caucus, qui se tient jusqu’à vendredi à Rivière-du-Loup.

Le premier ministre a précisé que cette annonce, qui concerne 145 000 enfants annuellement, est complémentaire à d’autres mesures visant à améliorer la réussite scolaire telles que les maternelles 4 ans, la rénovation des écoles ou le dépistage plus précoce des enfants ayant des difficultés d’apprentissage.

Concrètement, les familles pourront se faire rembourser 250 $ par enfant tous les deux ans. La mesure, qui coûtera 36 millions de dollars chaque année, est rétroactive au 1er septembre.

J’ai vu des parents d’enfants atteints de problèmes de développement hésiter entre une évaluation d’un professionnel ou acheter une paire de lunettes. Maintenant, ils pourront faire les deux, a ajouté Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Interventionnisme électoral

Mais les journalistes avaient une autre vision de la nouvelle. Au lendemain de sa sortie pour protéger la loi sur la laïcité de toute ingérence fédérale, M. Legault a dû se défendre de viser un parti plutôt qu’un autre.

Même s’il semblait, hier, avoir répondu au premier ministre Justin Trudeau qui était resté vague devant une possible contestation de la loi 21, le premier ministre du Québec est resté ferme :

Je m’adresse à tous les chefs fédéraux pour m’assurer qu’ils s’engagent à ce qu’il n’y ait pas de contestation judiciaire contre une loi adoptée en bonne et due forme.

François Legault, premier ministre du Québec

Autre dossier chaud qui sera discuté à Rivière-du-Loup : celui de la transformation des commissions scolaires du Québec afin d'offrir plus de pouvoirs aux écoles. Selon CBC News, le gouvernement maintiendra les élections scolaires dans les commissions anglophones, afin de se conformer aux dispositions sur les droits linguistiques des minorités incluses dans la Charte des droits et libertés.

Interrogés par les journalistes, le ministre de l’Éducation, François Roberge et le premier ministre Legault ont tous deux déclaré qu’ils attendraient d’en parler en caucus avant de commenter la nouvelle.

En anglais, M. Legault a toutefois précisé qu’une décision n’est pas encore prise, mais que des ajustements pourraient être faits afin de respecter l’esprit des changements voulus par le gouvernement tout en répondant aux demandes de la communauté anglophone.

Une réforme qui divise

Concernant la réforme du mode de scrutin, qui fera aussi partie des sujets discutés lors du caucus, le premier ministre a assuré ne pas avoir renié sa promesse en repoussant son application après 2022.

Ce qu’on a dit dans l’entente signée avec les autres partis, c’est qu’on s’engageait à déposer un projet de loi sur la réforme du mode de scrutin avant le 1er octobre, a répondu M. Legault.

Parmi les modèles envisagés qui seront discutés en caucus, l’Assemblée nationale compterait toujours 125 sièges, mais la carte électorale serait redécoupée pour correspondre aux 78 circonscriptions fédérales actuelles, tout en ajoutant deux circonscriptions : Îles-de-la-Madeleine et Ungava. Les 45 députés restants seraient élus à partir des listes établies par les partis et seraient rattachés à une région, et non pas à une circonscription.

Une fois étudié en caucus, un projet de loi sera déposé d’ici le 1er octobre. Mais, compte tenu des délais pour appliquer l’éventuelle réforme du mode de scrutin, la prochaine élection provinciale de 2022 se fera assurément de façon traditionnelle, rassurant ainsi les députés caquistes opposés au projet.

Lors de l’élection, les électeurs auraient toutefois aussi à se prononcer, possiblement lors d’un référendum qui permettrait d’entériner ou non le projet de réforme du mode de scrutin visant à y ajouter une dose de proportionnelle.

À propos des vices de construction du traversier F.-A.-Gauthier, qui a dû être retiré trois ans et demi après sa construction, M. Legault s’est fait fataliste.

Malheureusement, il semble qu’il n’y ait pas de recours possible. Le gouvernement libéral et le président de la Société des traversiers du Québec (STQ) de l’époque ont acheté un citron.

François Legault, premier ministre du Québec

Ce dernier a précisé que le président de la STQ avait été écarté et qu’il avait bon espoir que les réparations vont suffire pour le rendre fiable.

Au sujet des déboires de la Sûreté du Québec, de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), M. Legault a repoussé l’idée du parti québécois de tenir une commission d’enquête. J’ai confiance aux gens qui sont en place et on va s’assurer que les prochains dirigeants vont être nommés par un vote du deux tiers, a-t-il déclaré.

Le congrès présessionnel de la CAQ se tient jusqu’à vendredi.

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