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Une centaine d'occupants de terres publiques en Abitibi-Témiscamingue doivent les quitter

Une petite maison de bois avec une antenne satellite dans une clairière.

Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles indique que l'on dispose de sept mois pour libérer les terres occupées par des installations permanentes.

Photo : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Emily Blais

Chaque année, des personnes s'installent sur des terres publiques. Elles laissent parfois une tente, des biens personnels et investissent même dans la construction d'une maison ou d'un chalet.

En Abitibi-Témiscamingue, 125 occupants sans droits ont reçu une lettre du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles en 2019. Ils ont sept mois pour nettoyer le terrain qu'ils occupent et y retirer leurs biens.

Une cabane en bois qui semble mal entretenue et abandonnée dans la forêt.

Selon le Ministère de l'Énergie et des ressources naturelles, en 2018-2019, 88 lieux occupés illégalement ont été libérés.

Photo : Ministère de l'Énergie et des ressources naturelles

Installations interdites sans autorisation :

  • camps
  • chalets
  • véhicules désaffectés habitables
  • autres constructions permanentes

Catherine Ippersiel, relationniste de presse au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, explique que les installations permanentes ne sont pas permises.

Quand le bâtiment est vu ou a été porté à notre attention, il y a un affichage d'un avis qui se fait. Et c'est un avis qui est installé sur le bâtiment et qui indique qu'il y a un délai de sept mois à partir de la date de l'affichage pour libérer les lieux. C'est-à-dire que la personne qui va revenir à son camp, elle va prendre état de cet avis-là, souligne-t-elle.

Dans un terrain plat sur le bord d'un lac, des roulottes et une table  sont installées.

Selon les données du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, 43biens ont été confisqués dans la région en 2019

Photo : Ministère de l'Énergie et des ressources naturelles

Une fois le délai expiré, le ministère considère que les biens sur les terres publiques lui appartiennent. Un contrat de nettoyage du territoire est ensuite octroyé.

Les occupants illégaux peuvent venir nous dire "dans le fond, c'était moi qui étais installé ici. J'ai ramassé mes choses", il n'y a pas de problème. Tous les bureaux des MRC sont équipés pour recevoir ces gens-là, il n'y a pas de problème. On n'intervient pas durant ces sept mois-là, nous sommes toujours ouverts à collaborer avec les occupants, soutient-elle.

Dénonciations et inspections

Catherine Ippersiel ajoute qu'en 2018-2019, 88 lieux occupés illégalement ont été libérés. De ce nombre, 90 % des occupants ont volontairement libéré le territoire après la période d'affichage prévue par la loi.

Une petite maison faite de planches au milieu du bois.

Une fois le délai de sept mois expiré, un contrat de nettoyage du territoire est octroyé.

Photo : Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles

Les autres problèmes qu'on a, c'est que les gens qui vont s'installer sur les terres vont laisser leurs installations de fortune ou leurs installations qu'ils considèrent comme des camps de chasse, et les laissent là. Et si on est capable de laisser nos camps de chasse sur place, il y a bien des gens qui sont capables aussi de laisser leurs détritus, ajoute la relationniste.

Le ministère reçoit une centaine de dénonciations annuellement. En 2019, 51 inspections sont encore prévues à la suite de ces dénonciations.

Selon les données du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, 43 biens ont été confisqués dans la région en 2019.

On peut trouver de tout. C'est très particulier, les gens sont créatifs en forêt. Il va y avoir une espèce de shack dans le fond du bois comme on pourrait imaginer, des constructions de plusieurs centaines de milliers de dollars. Il y a de tout. L'occupation sans droit, ce n'est pas toujours ce qu'on s'imagine. Oui, il y a des gens qui s'installent au milieu de leur forêt avec leur petit shack de bois, mais ce n'est pas toujours ça, donc c'est vraiment de respecter les règles, explique Catherine Ippersiel.

Un mandat de délégation de gestion des terres publiques a été octroyé aux municipalités régionales de comté en 2014. Dans la région, seule la MRC d'Abitibi-Ouest n'a pas d'entente de délégation.

Il est possible de s'installer sur une terre publique, mais pour une durée maximale de sept mois consécutifs.

Abitibi–Témiscamingue

Chasse et pêche