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Un accueil glacial réservé à une décision de la Société de transport du Saguenay

Un minibus adapté est garé dans un stationnement.

Les véhicules adaptés vont être plus rares qu'auparavant sur le réseau routier de Saguenay à compter de vendredi soir.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En exposant sa volonté de restreindre son service destiné aux personnes handicapées, la Société de transport du Saguenay a soulevé de l'insatisfaction.

L’organisation a annoncé qu’elle limitera désormais le nombre de véhicules disponibles pour cette clientèle le vendredi soir et durant le week-end.

Cette décision va entrer en vigueur cette semaine, et ce, pour une durée indéterminée.

Elle viendra bouleverser les vies de plusieurs personnes dont celle de Louisette Couture.

Cette dernière raconte que son fils adulte vivant avec une déficience intellectuelle a besoin du service de la STS pour pouvoir se joindre à diverses activités sociales.

C’est essentiel [pour lui] d’aller voir du monde. Il ne peut pas passer sa vie dans le salon ou dans sa chambre. Comme tout le monde, il a besoin de sortir, s’exclame la mère de famille.

À 35 ans, il a envie de voir d’autres personnes que son père et sa mère, ajoute-t-elle, visiblement déconfite.

Il a besoin d’activités pour être bien dans sa peau, pour être accepté, plaide Mme Couture.

Un motif peu étonnant

Pour justifier son choix, la Société de transport du Saguenay a invoqué le manque de conducteurs disponibles autant dans sa propre équipe qu’au sein du personnel d’Intercar, une entreprise sous-traitante.

La directrice générale du Groupement des organismes de personnes handicapées du Saguenay, Francine Gagnon, reconnaît l’existence de ce problème.

Elle soutient que pour s’y attaquer, il faudrait que les horaires des chauffeurs soient réaménagés et allégés, mais surtout que leurs conditions salariales soient améliorées.

L’argent, c’est vraiment le nerf de la guerre, martèle-t-elle.

Si les conditions ne s’améliorent pas, il n’y aura pas de nouveaux chauffeurs qui vont arriver, déplore-t-elle.

Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, ne contredit pas Mme Gagnon.

Par contre, il juge que dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre, les personnes handicapées gagneraient à s’habituer petit à petit à recourir au service régulier d’autobus.

M. Roberge précise que son organisation veut les inciter à utiliser les véhicules déjà disponibles dans la ville et les aider à comprendre le système [conventionnel de transport en commun] pour éliminer leurs craintes.

Avec les informations de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Transport en commun