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Le cigarettier British American Tobacco abolit 2300 emplois dans le monde

Des cigarettes empilées

Les cigarettes sont empilées au cours du processus de fabrication de British American Tobacco.

Photo : Reuters / Michaela Rehle

Agence France-Presse

Le fabricant britannique de cigarettes British American Tobacco (BAT) a annoncé jeudi la suppression de 2300 emplois dans le monde afin de s'adapter au changement d'habitudes de consommation et à l'essor des cigarettes électroniques.

Le groupe, l'un des poids lourds mondiaux d'un secteur confronté à la baisse des volumes vendus de cigarettes traditionnelles, a annoncé dans un communiqué que ce plan de restructuration sera achevé d'ici janvier 2020.

Les suppressions d'emplois prévues représentent moins de 5 % des effectifs totaux du groupe, qui compte quelque 55 000 salariés dans le monde.

BAT, connu pour ses marques Lucky Strike, Dunhill, Kent et Rothmans, précise qu'il entend simplifier son organisation et compter moins de niveaux hiérarchiques. Les réductions d'effectifs porteront ainsi sur environ 20 % des postes à responsabilité.

Le groupe dit vouloir mieux accompagner les nouveaux modes de consommation, au moment où les populations des pays développés ont tendance à réduire leur consommation de cigarettes, et faire des économies pour investir davantage dans les nouveaux produits du type cigarettes électroniques.

Cette restructuration est la première mesure d'ampleur prise par le nouveau directeur général, Jack Bowles, en poste depuis avril dernier.

Mon objectif est de changer les choses pour faire croître la catégorie des nouveaux produits et de simplifier considérablement notre manière de travailler tout en assurant un retour sur investissement de long terme pour nos actionnaires, explique le patron de BAT dans le communiqué.

Il ajoute que ce plan devrait permettre au groupe d'atteindre plus facilement son objectif d'un chiffre d'affaires de 5 milliards de livres d'ici 2023-2024 dans les nouveaux produits.

Enseigne de British American Tobacco

Les quartiers généraux du British American Tobacco, à Temple Place, dans le centre de Londres

Photo : AFP

Le plan de suppressions d'emplois intervient en outre alors que, fin août, deux des plus grands cigarettiers mondiaux, Philip Morris International et Altria, ont annoncé des pourparlers pour refusionner, en réaction à l'inexorable chute des ventes de cigarettes, 10 ans après leur séparation.

BAT, sous l'ère de Nicando Durante – prédécesseur de M. Bowles –, avait quant à lui notablement accru sa présence aux États-Unis grâce à l'acquisition de Reynolds American, bouclée à l'été 2017 pour près de 50 milliards de dollars.

Cette acquisition de 57,8 % du capital de Reynolds (qu'il ne possédait pas encore) a permis non seulement à BAT de prendre sous son égide les marques Camel et Newport, mais aussi de devenir un acteur majeur de la cigarette électronique.

Coïncidence des annonces, le communiqué de BAT a été publié quelques heures après la décision du gouvernement de Donald Trump d'interdire à la vente les cigarettes électroniques aromatisées dans les prochains mois, pour contrecarrer leur succès croissant dans les collèges américains.

Imperial Tobacco Canada est la plus grande entreprise de produits du tabac au Canada, en plus d'être la propriété exclusive de British American Tobacco.

L’entreprise compte environ 450 employés partout au pays, répartis entre les bureaux de vente et le siège social de Montréal, ainsi que 29 000 détaillants à l’échelle canadienne.

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