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Sépaq : des avis de grève pendant la période de chasse au gros gibier pour de meilleurs salaires

Des grévistes de la Sépaq soufflent dans des trompettes.

Près de 300 employés de la Sépaq avaient débrayé dans des établissements et parcs du Québec, le 17 juillet 2019.

Photo : Radio-Canada

Presse canadienne

Une menace de grève plane sur la Sépaq pour la période du 21 au 26 septembre. La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) rapporte avoir reçu de nouveaux avis de grève, une semaine après que ses employés syndiqués eurent rejeté l'entente de principe proposée en juillet pour le renouvellement de leur convention collective. La question salariale est au coeur du litige.

Le syndicat a fait parvenir 2 avis de grève qui toucherait notamment ses 13 réserves fauniques, de même que Sépaq Anticosti, l'Auberge Port-Menier et le service de ventes et de réservations du siège social.

Environ 510 travailleurs sont visés par ces avis, précise-t-on dans un communiqué acheminé mercredi.

La Sépaq emploie plus de 2 000 travailleurs dans les parcs nationaux et plusieurs sites touristiques.

Plus tôt ce mois-ci, ses syndiqués ont rejeté dans une proportion de 60 % l'entente de principe qui leur avait été présentée juste avant le début des vacances de la construction. Leur grève devait se généraliser à l'ensemble de la province.

Après le rejet de l'entente, le président général du SFPQ, Christian Daigle, avait souligné que même si le plus fort de la saison touristique est passé, leurs moyens de pression pourraient toujours avoir un certain poids durant l'automne.

M. Daigle admet que la question salariale est à l'origine du rejet de l'entente de principe.

« Lors qu'on a rencontré nos gens, ils nous ont dit que le volet monétaire était insuffisant pour eux, commente Christian Daigle. 5 % pour 5 ans, hormis la structure salariale, pour eux, c'était trop peu ».

La direction déçue

La direction de la Sépaq avoue être fort déçue et incrédule devant la tournure des événements.

Si on parle des réserves fauniques et de Sépaq Anticosti, on est dans la période de chasse au gros gibier, a relevé le responsable des relations avec les médias de la Sépaq, Simon Boivin.

« On a reçu ces deux avis de grève-là, hier soir, par photocopieur, alors qu'on n'a même pas eu la chance de se rasseoir avec la partie syndicale pour bien comprendre ce qui a pu achopper dans l'entente de principe qui était intervenue juste avant la semaine de la construction et qui avait été jugée satisfaisante par le syndicat », ajoute M. Boivin.

La Sépaq maintient que les établissements visés par les avis de grève resteraient ouverts advenant un débrayage, mais que le fonctionnement à effectif réduit risquerait d'avoir un impact sur certains services ou forfaits.

Quand on parle du service de vente et de réservation du siège social, c'est l'endroit où les gens appellent pour réserver ou poser des questions. Dans ce cas là, il y a quand même aussi le site internet sur lequel il est possible de réserver, a illustré M. Boivin.

Une compensation sera appliquée à la facture des usagers si leur séjour s'en voit touché, a-t-il ajouté.

Avec Radio-Canada

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