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Le Bloc québécois sur la ligne de départ

Le chef Yves-François Blanchet entouré de candidats.

Le Bloc québécois a démarré sa campagne électorale mercredi matin à Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À l’instar des autres partis, le Bloc québécois a démarré sa campagne électorale mercredi, même si son lancement officiel n’est prévu que le 15 septembre, à Boucherville.

Le chef Yves-François Blanchet a entamé la journée avec un discours à Québec, tout près de l’Assemblée nationale, où il a présenté sa formation politique comme la seule à pouvoir défendre les valeurs et les intérêts de la province.

Il a d’ailleurs donné le ton sur la question de la laïcité de l’État, en défendant la loi du Québec et en s’attaquant aux positions défendues par les autres partis.

Il a dénoncé la position intrusive de son homologue libéral Justin Trudeau, et l'hypocrisie de son adversaire conservateur Andrew Scheer, à qui il reproche d’avoir dit aux Québécois ce qu’ils voulaient entendre pour ensuite retourner à sa base électorale de l’Ouest.

En soirée, lors d’un rassemblement partisan à Beloeil, Yves-François Blanchet en a rajouté, en insistant sur le choix des mots de Justin Trudeau, qui a dit ne pas avoir l’intention de contester la loi 21 pour l’instant.

Quand on dit « pour l'instant » dans une campagne électorale, ça veut dire que la réponse réelle est celle que vous n'avez pas envie d’entendre, a-t-il lancé à ses partisans.

Ça veut dire qu'à compter du 22 octobre, il va y avoir une volonté claire du Parti libéral, s’il est réélu, de permettre toute espèce de défi contre la loi québécoise sur la laïcité, a-t-il insisté.

Autant les libéraux que les conservateurs le feront sournoisement, selon lui. Aucun parti politique ne va directement entreprendre les démarches, explique-t-il. Ils vont faire comme ils ont toujours fait, en soutenant des organisations qui vont soutenir des citoyens, qui eux vont initier des démarches.

Yves-François Blanchet a ajouté avoir entendu l’appel du premier ministre François Legault, qui a demandé aux chefs des partis fédéraux de ne pas contester la loi québécoise.

Reconquérir le Québec

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

En soirée mercredi, Yves-François Blanchet a installé des affiches électorales dans sa circonscription de Belœil–Chambly.

Photo : Radio-Canada

À la dissolution du Parlement, le Bloc québécois comptait 10 députés, bien peu comparativement à la cinquantaine qu’il a déjà fait élire par le passé.

Yves-François Blanchet a reconnu que la formation politique de Lucien Bouchard avait vécu des moments difficiles, de la vague orange en 2011 jusqu’à tout récemment, avec son ancienne chef Martine Ouellet. Il a toutefois assuré que le Bloc québécois s’était depuis renouvelé.

Le Bloc québécois a toujours bien servi le Québec, même dans ses moments plus difficiles. Aujourd'hui, une nouvelle génération s’approprie le Bloc québécois.

Yves-François Blanchet

Le chef bloquiste s’est dit optimiste de convaincre les Québécois de faire confiance à une nouvelle génération de candidates et de candidats.

Le Bloc québécois qui est offert aux électeurs du Québec aujourd’hui est très différent, parce que le temps a passé et que nous nous sommes renouvelés, a-t-il expliqué.

Il compte avoir du succès lors du scrutin du 21 octobre.

Chaque élu compte, a-t-il insisté. Le meilleur scénario, ce n’est pas d’être au gouvernement, c’est celui d’élus qui forceront le gouvernement canadien, quel qu’il soit, à agir pour le Québec, à respecter le Québec.

Entouré de candidats de la région de Québec, où le Bloc n’était plus représenté, Yves-François Blanchet a donc promis de porter la voix de l'Assemblée nationale à Ottawa, en profitant de toutes les occasions pour faire valoir les revendications du Québec.

Le Bloc ne sera pas une succursale du gouvernement Legault à Ottawa, mais il entend porter la voix du Parlement de Québec à la Chambre des communes, a-t-il dit, en voulant miser sur des consensus de l'Assemblée nationale.

Notre dossier Élections Canada 2019

Pris de court?

Malgré le déclenchement officiel de la campagne électorale, le Bloc québécois attendra à dimanche avant de lancer officiellement sa campagne.

Yves-François Blanchet soutient que la date du début de la campagne devrait être inscrite dans la loi, comme c’est le cas pour la date du scrutin, et non pas être décidée selon la volonté du premier ministre sortant.

Justin Trudeau avait jusqu’à dimanche pour déclencher officiellement la campagne, d'où la raison pour laquelle le Bloc québécois avait choisi cette date.

On ne sera pas à la merci du premier ministre, s’est dit le chef du Bloc québécois. On va fixer notre date à nous, et ce sera le 15 septembre.

Le déclenchement officiel de la campagne n’empêche toutefois pas la formation souverainiste d’être déjà sur la route, comme les autres partis, a insisté Yves-François Blanchet.

Avec les informations de La Presse canadienne

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