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Le combat de son conjoint pour obtenir l’aide médicale à mourir

Heather Ross photographiée dans sa résidence.

Heather Ross, résidente de Cookshire Eaton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que la Cour supérieure du Québec a donné raison à deux Montréalais qui affirmaient qu'un des critères d'admissibilité à l'aide médicale à mourir était trop restrictif, une résidente de Cookshire Eaton, qui s’est battue pour que son mari puisse y avoir droit, se réjouit de cette décision.

Aujourd’hui, je pense beaucoup à mon mari. Je crois qu’il aurait été très content d’entendre cette décision. Les gens vont avoir moins de difficultés pour avoir droit à l’aide médicale à mourir, explique d’entrée de jeu Heather Ross, de Cookshire-Eaton.

Le conjoint de Mme Ross, Bob Blackwood, a pu bénéficier de l’aide médicale à mourir en 2017 (Nouvelle fenêtre), après avoir vécu quelques années avec la maladie de Parkinson, aggravée par une rare maladie neurologique dégénérative.

La loi n’était pas du côté de mon mari à ce moment-là.

Heather Ross.

C’était très rapide. Il souffrait tellement qu’il a fait une demande pour l’aide médicale à mourir lorsqu’il était aux soins palliatifs, à l’hôpital, confie-t-elle.

C’était très difficile pour lui. Il souffrait tellement tous les jours. À l’hôpital, il ne recevait pas suffisamment de médicaments. Les infirmières avaient peur qu’il meure s’il en recevait trop, continue-t-elle.

Heather Ross et son mari Bob Blackwood.

Heather Ross et son mari Bob Blackwood.

Photo : Radio-Canada

Une première demande refusée

La première demande de M. Blackwood a été refusée parce que son cas était « à la limite », dit-elle. Les médecins avaient très peur de lui donner l’aide médicale à mourir. Ils craignaient qu’il y ait des conséquences, se remémore sa conjointe.

Mon mari souffrait tellement qu’il pensait au suicide.

Heather Ross

J’ai essayé de convaincre l’hôpital pour qu’il y ait droit. Finalement, j’ai pu trouver un autre médecin qui a accepté. Un médecin qui avait plus de compassion et qui a finalement dit oui. Mais c’était vraiment très difficile, souligne-t-elle.

Lorsque son conjoint a finalement eu droit à l’aide médicale à mourir, Mme Ross explique qu’elle a reçu beaucoup de soutien de la part des employés de l’hôpital. Il est mort dans la paix et dans la dignité. Je suis très fière de lui, nuance-t-elle avec quelques tremblements dans la voix.

Heather Ross croit que les Montréalais Nicole Gladu et Jean Truchon, qui ont porté leur cause devant les tribunaux et qui pourront finalement bénéficier de l’aide médicale à mourir, ont fait beaucoup de sacrifices pour se faire entendre. Ce sont de vrais héros et ils vont aider beaucoup de monde pour qu’ils souffrent moins. J’apprécie leurs efforts et leur courage, conclut-elle.

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