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Sécurité ferroviaire : la Ville de Sherbrooke réclame des actions de Transports Canada

Un train stationné au Marché de la Gare de Sherbrooke, au coucher du soleil

Un train stationné au Marché de la Gare de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke veut forcer les compagnies de chemin de fer qui circulent sur son territoire à réparer la voie ferrée. Elle somme aussi Transports Canada à respecter ses engagements et de la tenir informée de l’avancement des travaux. Une résolution sera déposée en ce sens au conseil municipal de lundi prochain.

Quatre ou cinq demandes seront proposées dans le cadre de cette résolution, d’après Danielle Berthold, présidente du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke. Son contenu exact sera révélé uniquement lors du conseil municipal de lundi.

La résolution concernera les deux compagnies ferroviaires qui circulent à Sherbrooke, c’est-à-dire Saint-Laurent & Atlantique et Central Maine and Quebec Railway (CMQR). La dernière est particulièrement visée.

C’est la compagnie qui vient le plus souvent ici, dans la région. On fait souvent des demandes auxquelles on n’a pas de réponses. C’est assez malheureux de ce côté-là qu’il n’y ait pas de canal d’ouvert entre les deux compagnies. Ça serait dans l’intérêt de tout le monde que ce canal-là soit ouvert et qu’on puisse avoir des informations que l’on veut obtenir, souligne-t-elle.

On veut assurer la sécurité des Sherbrookois.

Danielle Berthold, présidente du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke.

Rappelons qu’un rapport d’un inspecteur de Transports Canada, publié en mai dernier, mettait en lumière que plusieurs réparations étaient urgentes sur le chemin de fer qui sépare Farnham et Lac-Mégantic. Un tronçon qui appartient à la CMQR et qui passe par Sherbrooke.

Craintes de déraillements

Mme Berthold explique que le directeur de la Sécurité civile de la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, s’est promené le long de la voie ferrée et a constaté, photos à l’appui, qu’il fallait qu’on s’occupe de ce tronçon ferroviaire.Il s’est rendu compte que la Ville ne pouvait pas se permettre d’accepter des choses comme celles-là au coeur de la ville de Sherbrooke, relate-t-elle. 

Ce qui est inacceptable, c’est qu’il y ait des rails dans cette condition-là. Des rails qui peuvent provoquer des déraillements. Je ne parle pas seulement de déraillements de trains de marchandises ou de produits dangereux. Il ne faut pas oublier que dans le coin de Magog, il y a le train Orford Express qui se promène. Ça serait malheureux et très grave s’il y avait des accidents qui survenaient à cause du mauvais entretien des rails.

Danielle Berthold trouve « inexplicable » qu’il y ait eu un si grand laps de temps entre la tragédie de Lac-Mégantic et aujourd’hui sans que les choses bougent.

Oui, il y aura la voie de contournement [à Lac-Mégantic]. Mais je trouve qu’on néglige beaucoup notre service ferroviaire.

Danielle Berthold.

Il va falloir qu’on fasse quelque chose. C’est impensable de vouloir réactiver le transport de marchandises et d’êtres humains, ne serait-ce entre Montréal et Sherbrooke, sans qu’on ait de la sécurité sur les rails, continue-t-elle.

Un accueil tiède des citoyens

Le Comité des citoyens pour la sécurité ferroviaire du secteur Deauville-Magog accueille tièdement cette résolution de la Ville de Sherbrooke.

C’est sûr qu’il y a une partie de cette résolution-là qui rejoint un peu nos préoccupations et nos demandes qui sont de réparer l’ensemble des défectuosités qui ont été mentionnées dans le rapport. À moins d’une grosse surprise lundi, on demeure déçus que [la Ville de Sherbrooke] ne demande pas à Transports Canada d’empêcher le transport de matières dangereuses sur une voie qu’on sait dangereuse, regrette Anne LeBel, porte-parole du regroupement citoyen.

Plus tôt cette semaine, le Comité des citoyens pour la sécurité ferroviaire du secteur Deauville-Magog a demandé au maire de Sherbrooke, Steve Lussier, et à la mairesse de Magog, Vicky May-Hamm, d’intervenir auprès du ministère des Transports du Canada pour que le transport de matières dangereuses cesse sur le tronçon de chemin de fer reliant Lac-Mégantic à Farnham.

Mardi, le maire de Nantes, Jacques Breton, a dit appuyer la mise en demeure envoyée au ministre Garneau, la semaine dernière. Je n'appelle pas ça de la pression. J'appelle ça des demandes raisonnables de citoyens. Un maire est là pour travailler de concert avec ses citoyens et son conseil, a-t-il dit au micro de l’émission Par ici l'info.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

Estrie

Prévention et sécurité