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« C'est un pilier qu’on perd » : la francophonie réagit au décès d’Yves Saint-Denis

Yves Saint-Denis en entrevue à l'extérieur, l'hiver.

Yves Saint-Denis en entrevue à Radio-Canada en 2010 (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Bon nombre d'acteurs bien connus de la francophonie ont commenté, mercredi, la mort d’Yves Saint-Denis, « un homme de passions, d’actions et de convictions ».

Mardi, Yves Saint-Denis s'est éteint, entouré de ses proches, à l'âge de 78 ans. Mon père n’a jamais eu la langue dans sa poche, a raconté Félix Saint-Denis. Il a dit haut et fort ce qu’il fallait dire.

Le créateur du mot Ontarie s’est entre autres fait connaître pour son combat pour la gestion scolaire et pour son engagement dans la lutte pour le droit des francophones.

C’est un gars qui aimait tellement la langue française, la culture.

Félix Saint-Denis, fils d'Yves Saint-Denis

C’est un pilier qu’on perd, a laissé tomber Jean Poirier, ex-député provincial de Prescott-Russell et ami du défunt.

L’engagement social de M. Saint-Denis ne s'est pas essoufflé au fil des décennies, a souligné l’avocat Ronald Caza. En effet, il était toujours très actif au sein de la communauté francophone.

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, a dit M. Saint-Denis avait tenu à être présent à la grande manifestation du premier décembre et qu’il avait même participé au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal en juin dernier, et ce, malgré un état de santé précaire.

« Une encyclopédie sur deux jambes »

« Encyclopédie » est le premier qualificatif qui ressort de plusieurs témoignages entendus depuis mardi. Denis Vaillancourt, le prédécesseur de Carol Jolin à l’AFO, a indiqué que M. Saint-Denis le faisait beaucoup réfléchir. Il a également rappelé son éloquence et sa diction remarquable.

La directrice générale de l’Association des communautés francophones d’Ottawa, Ajà Besler, se souvient de leur première rencontre lors des Jeux franco-ontariens. M. Saint-Denis s’était amusé à lui poser des questions et à lui enseigner toutes sortes de faits sur l’histoire et la francophonie.

Sa passion pour l’histoire, c’est vraiment quelque chose que tu voyais dès que tu le rencontrais.

Ajà Besler, directrice générale de l’ACFO Ottawa

Les obsèques de M. Saint-Denis auront lieu dans son village natal le 19 septembre, à l’église Saint-Joachim de Chute-à-Blondeau.

Avec les informations de Denis Babin et de Vanessa Costa

Ottawa-Gatineau

Francophonie