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Winnipeg sanctionne 19 employés qui s’occupaient d'affaires personnelles au travail

Une figure brouillée dans l'allée d'un magasin à grande surface.

Image tirée d'une video qui aurait été captée lors d'une filature et qui montrerait un inspecteur de la Ville de Winnipeg qui magasine durant ses heures de travail.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un rapport d'enquête du Comité des politiques exécutives de la Ville de Winnipeg a confirmé, mercredi, que plusieurs enquêteurs en bâtiment ont utilisé leur temps de travail pour s'adonner à des activités personnelles pendant leurs heures de travail.

L'enquête du Comité des politiques exécutives de la Ville de Winnipeg est formelle, les allégations concernant certains enquêteurs en bâtiment sont vraies.

Nous sommes déçus. Une fois que la confiance est brisée, elle est difficile à restaurer, a indiqué le directeur par intérim du comité, Mike Ruta.

Le rapport confirme que des enquêteurs ont bel et bien vaqué à des occupations personnelles pendant leurs heures de travail. Certains ont même demandé des remboursements de kilométrage pour des trajets sans relation avec leur emploi.

Dans ce dossier, la Ville a sanctionné 19 personnes. Huit ont été congédiées, 7 ont été suspendues, 4 ont reçu des réprimandes écrites et 1 a reçu une lettre non disciplinaire.

La Ville dit, à présent, vouloir revoir la gestion des ressources humaines pour l'ensemble de ses services.

Elle veut également étudier la possibilité d'utiliser des moyens technologiques pour contrôler le temps de travail de ses employés.

Des véhicules de fonction pourraient aussi être utilisés plutôt que d'avoir recours aux voitures personnelles.

La Ville n'a pas encore décidé si elle demanderait aux employés de rembourser les taux de kilométrage payés.

C'est un élément sur lequel nous allons nous pencher, a déclaré Mike Ruta, ajoutant qu'il ne disposait pas d'un montant correspondant au montant réclamé à tort.

« Système défaillant »

Un homme portant des lunettes et un complet est devant un micro. Derrière lui se trouve un mur où est écrit Winnipeg.

Le directeur par intérim du Comité des politiques exécutives de la Ville de Winnipeg, Mike Ruta.

Photo : Radio-Canada

Présents à l’Hôtel de Ville, les journalistes ont demandé à Mike Ruta pourquoi le directeur du département des biens et de la planification, John Kiernan, n'avait pas été également réprimandé.

John Kiernan, responsable de la supervision du personnel, avait déclaré au début du processus d'enquête qu'il n’était pas au courant des faits reprochés.

Est-ce que l'ignorance est une excuse acceptable à la Ville de Winnipeg?, a-t-on demandé à Mike Ruta.

Ce que je vais dire, c'est que, sur la base de notre examen et de nos discussions avec le directeur, j'ai pleinement confiance en lui et en ce qu'il a fait, a-t-il répondu.

Le conseiller municipal de Transcona, Shawn Nason, ne partage pas cet avis.

Selon lui, il est peu probable que la confiance du public dans la capacité de la Ville à réparer le système défaillant soit rétablie.

Le conseiller municipal de Charleswood-Tuxedo, Kevin Klein, est du même avis. Il craint que la confiance des Winnipégois envers le gouvernement municipal ne soit ébranlée.

Le fait que des gens se font congédier ne règle pas le problème, croit-il.

De son côté, le maire de Winnipeg, Brian Bowman, juge qu'il est temps de mettre en œuvre des changements dans tous les départements de la Ville.

Des mesures auraient dû être mises en place avant, admet le maire en ajoutant que les changements ne se feront pas du jour au lendemain, mais que le conseil municipal supervisera la fonction publique afin que le problème soit réglé.

Les employés sanctionnés par la Ville ont quant à eux déposé des griefs par l’intermédiaire de leurs syndicats.

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