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Place aux 10es Grands Prix cyclistes

Peter Sagan, Julien Alaphilippe et Michael Matthews en conférence de presse

Peter Sagan, Julian Alaphilippe et Michael Matthews ne sont que quelques uns des gros noms présents à Québec pour le Grand Prix de vendredi.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Guillaume Piedboeuf

Après 10 ans, les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal sont maintenant à maturité, se réjouissent les organisateurs. La preuve, jamais autant de ténors de la discipline n’ont traversé l’Atlantique pour participer aux deux courses québécoises inscrites au calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI).

Président des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal (GPCQM) depuis sa création, Serge Arsenault n’avait pas à faire trop d’effort pour mousser son événement, mercredi après-midi, durant la conférence de lancement.

On est ravis qu’autant de cyclistes aiment nos courses, s'est-il contenté de dire, quelques minutes avant qu’une impressionnante brochette de coureurs de l’élite mondiale ne vienne s’asseoir devant la presse.

Vainqueur des courses de Québec et Montréal il y a un an, l’Australien Michael Matthews n’a pas caché sa joie d’être de retour sur les lieux de ses triomphes.

Ce sont des courses spéciales pour moi. J’ai de beaux souvenirs ici et je vais essayer d’en créer de nouveaux cette année, a affirmé celui qui était devenu l’an dernier le deuxième coureur de l’histoire à balayer les deux Grands Prix québécois.

Mais le porte-couleurs de Sunweb n’avait qu’à regarder autour de lui mercredi pour comprendre que la défense de ses titres s’annonce ardue.

À deux semaines des Championnats du monde de cyclisme sur route en Angleterre, les poids lourds du circuit mondial n’ont pas hésité à traverser l’océan pour tester leurs jambes dans les côtes du Vieux-Québec et du mont Royal.

Le retour du roi Sagan

Tour à tour, Peter Sagan, Julian Alaphilippe, Vincenzo Nibali, Geraint Thomas et Greg Van Avermaet ont exprimé leur hâte de se mesurer à leurs pairs sur les circuits ardus des GPCQM, une bonne préparation pour les mondiaux.

Le parcours à Québec demeure inchangé cette année. Les coureurs devront faire 16 boucles pour un total de près de 202 kilomètres et 2976 mètres de dénivelé.

À Montréal, deux tours ont été ajoutés au trajet habituel autour du mont Royal, faisant grimper le total à presque 220 kilomètres et 4734 mètres de dénivelé.

Véritable rock star du circuit de l’UCI, Sagan refuse de prêcher par excès de confiance malgré des victoires à ses deux dernières présences au Grand Prix de Québec, en 2016 et 2017.

Ce sont de longues courses et on ne sait jamais ce qui peut arriver. On verra, a-t-il répondu avec son flegme habituel à un journaliste lui soulignant que le parcours semblait taillé sur mesure pour lui.

Il faut dire que le Slovaque ne sera pas le seul dans son élément vendredi. Actuel meneur au classement général de l’UCI, Alaphilippe effectue un retour aux GPCQM après deux ans d’absence.

Ce sont deux courses qui me plaisent beaucoup, surtout celle de Québec qui correspond plus à mes qualités, a expliqué le Français, révélation du dernier Tour de France.

Même son de cloche chez Van Avermaet, quatre fois 2e à Québec, mais jamais vainqueur. Je suis encore motivé à essayer de gagner à Québec. J’ai les jambes pour faire un bon résultat, mais je ne sais pas si ça va se traduire par une 1re, 2e ou 3e place.

Des Québécois en tête

Les ténors du circuit devront aussi se méfier des coureurs locaux. Trois des 18 équipes du circuit mondial présentes aux Grands Prix feront confiance à un Canadien pour mener leur formation en fin de semaine.

Participants du dernier Tour de France, le Québécois Hugo Houle (Astana) et l'Ontarien Michael Woods (EF Education First) profiteront assurément de l’énergie de la foule, tout comme Antoine Duchesne (Groupama-FDJ), récemment revenu à la compétition après une opération visant à régler un problème artériel.

À cela s’ajoutent Guillaume Boivin, dont la formation continentale Israel Cycling Team a été invitée, et les coureurs de l’équipe nationale.

Les Grands Prix sont là pour rester

Serge Arsenault n’a pas caché que son prochain défi était de s’assurer que les GPCQM allaient demeurer un événement sportif incontournable au Québec pour les décennies à venir.

L’organisation écoule la dernière année d’un contrat de trois ans avec l’UCI, mais à écouter le maire Régis Labeaume, également présent à la conférence de presse, le renouvellement de l’entente est presque une formalité.

On veut continuer au moins trois ans. L’événement est maintenant à maturité, et on ne voit pas le bout de ça, a assuré le maire de Québec.

D’autant plus que l’UCI aime beaucoup les deux événements, a-t-il expliqué, lui qui a récemment rencontré le président de l’organisme, David Lappartient, lors des Championnats du monde de vélo de montagne au Mont-Saint-Anne.

Reste maintenant à renégocier l'essentielle participation financière des villes de Québec et de Montréal en vue d’une nouvelle entente avec l’UCI.

Les deux Grands Prix sont indissociables, précise le maire de Québec. Il demeure convaincu qu’il trouvera rapidement un terrain d’entente avec son homologue montréalaise Valérie Plante et Serge Arsenault.

Serge et moi, on est comme un vieux couple qui doit renouveler ses vœux aux trois ans.

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