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Site d’injection supervisée à Sudbury : au tour des groupes communautaires de s’exprimer

Un toxicomane se prépare à s'injecter de l'héroïne avec une seringue.

Santé publique Sudbury et districts pilote une étude sur l'implantation éventuelle de services de consommation supervisé de drogues.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Alors que la crise des opioïdes ne s’essouffle pas à Sudbury, un groupe d’étude sur l’implantation d’un site d’injection supervisé franchit une nouvelle étape. Après avoir sondé plus de 2500 résidents, l’équipe de travail organise maintenant des consultations auprès d’organismes communautaires qui offrent des services aux citoyens.

Depuis juin, 2336 personnes ont répondu à un sondage mis en ligne par les membres de la Stratégie communautaire contre les drogues de la ville du Grand Sudbury.

Le groupe a aussi rencontré individuellement 200 utilisateurs de drogues pour mieux comprendre leur réalité et leurs opinions face à d’éventuels services de consommation supervisée.

Santé publique Sudbury et districts, qui pilote l’étude, veut maintenant entendre les préoccupations et les doléances des différents organismes qui offrent des services sociaux.

Des discussions de groupe devraient se tenir d’ici la fin du mois. L’infirmière du bureau de santé publique, Chantal Bélanger, indique que les rencontres permettront aux représentants d’organismes de répondre à plusieurs questions au nom de leur clients.

C’est quoi tes inquiétudes ? Quelle sorte de modèle serait idéal pour l’offre de services ? [...] Dans les discussions de groupes, c’est aux représentants des organisations qu’on va demander ces questions-là.

Chantal Bélanger, infirmière et collaboratrice de la Stratégie communautaire contre les drogues de la ville du Grand Sudbury

Le directeur général du Réseau Access Network, Richard Rainville, promet de répondre à l’invitation. Son organisme offre des services d’éducation et de prévention liés aux drogues et à la sexualité.

Richard Rainville en entrevue à Radio-Canada

Richard Rainville est directeur général de Réseau ACCESS

Photo : Radio-Canada

M. Rainville croit que le succès d'un service de consommation supervisée passe par leur mobilité.

C’est comme nos services d’outreach, on les offre 7 jours par semaine dans la rue. On n’exige pas que les clients viennent à notre bureau. On les rencontre là où ils ont besoin.

Richard Rainville, directeur général du Réseau Access Network

Premières conclusions

Même si la période du sondage en ligne est terminée, il est encore trop tôt, soutient Chantal Bélanger, pour se prononcer sur les principaux points communs des réponses. Elle indique que son équipe espère dévoiler un bilan provisoire de son étude à la fin de l’automne.

Le rapport final avec des recommandations à la Ville et aux partenaires communautaires est attendu en avril.

Au-delà des consultations sur un éventuel centre d’injection supervisé, le groupe de travail se penche aussi sur des stratégies pour réduire les méfaits et la stigmatisation liés à l’usage de drogues.

L’équipe est formée de représentants de Santé publique de Sudbury et districts, du Service de police du Grand Sudbury, de l’Université Laurentienne et de l’École de médecine du Nord de l’Ontario.

Nord de l'Ontario

Crise des opioïdes