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Aucun candidat vert ne doit s’opposer à l'avortement, dit Elizabeth May

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May.

Elizabeth May s'étonne que certains candidats verts se soient opposés par le passé à l’avortement.

Photo : Radio-Canada

Daniel Blanchette Pelletier

La chef du Parti vert du Canada (PVC), Elizabeth May, dit avoir appris avec surprise que deux de ses candidats s’étaient opposés par le passé à l’avortement. En entrevue à Radio-Canada, elle assure que tous les candidats verts doivent être « absolument engagés envers les droits des femmes », au risque d’être écartés d’ici le 21 octobre.

Les candidats Mark Vercouteren (Chatham-Kent–Leamington) et Macarena Diab (Louis-Hébert) ont été rattrapés par des prises de position passées, qu’ils ont depuis oubliées, a assuré mardi le PVC.

L’Ontarien Mark Vercouteren avait fait part de sa position dans un questionnaire de la Campagne pour la vie du Canada, un groupe anti-avortement, en 2014. Macarena Diab, qui se présente au Québec, avait pour sa part publié sur un groupe Facebook pro-vie alors qu’elle était adolescente, en 2008.

C’est une surprise pour moi, a répété la chef Elizabeth May, insistant sur le fait que l’équipe du PVC procède à des vérifications rigoureuses de tous les candidats. Leurs réseaux sociaux sont scrutés à la loupe et leurs prises de position passées sont analysées.

Son équipe lui avait assuré avoir mené des vérifications et conclu qu’aucun candidat ne s'opposait au droit à l’avortement. Il y a quelque chose que l’équipe n’a pas trouvé, s’est-elle désolée.

Elizabeth May souhaite maintenant rencontrer les deux candidats. La situation, c’est qu’ils ne sont pas contre l’avortement et qu’ils ne se souviennent pas de ce qu’ils ont dit par le passé, a-t-elle répété. Mais on doit vérifier avec eux.

Macarena Diab et Mark Vercouteren.

Les candidats verts Macarena Diab et Mark Vercouteren ne se rappelaient pas qu'ils s'étaient déjà prononcés contre l'avortement.

Photo : Parti vert du Canada

Les positions passées des deux candidats ont refait surface au lendemain d’une entrevue où la chef du Parti vert affirmait ne pas pouvoir empêcher de futurs députés verts de rouvrir le débat sur l’avortement.

Un scénario toutefois improbable, avait précisé le PVC, puisqu'aucun candidat opposé à l’avortement ne serait autorisé à se présenter sous la bannière verte.

Vérifications en cours

La chef du Parti vert a également révélé que tous les candidats verts faisaient présentement l’objet de vérifications supplémentaires.

S’il y a quelqu’un qui a une position différente [de] ma position, ou [de] celle du Parti vert [sur l’avortement], il n’est pas possible d’imaginer qu’il puisse rester pour toute [la durée de] cette campagne, a laissé tomber Elizabeth May.

S'il se trouve d’autres candidats pro-vie, le parti les rencontrera.

Je veux leur donner le droit de changer leur position. Mais ce n’est pas possible que je puisse donner ma confiance à quelqu’un qui dit un mensonge.

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada

Elizabeth May a toutefois rappelé qu’elle n’avait pas, en tant que chef, le pouvoir d’éliminer un candidat. Le Conseil fédéral du Parti vert pourrait cependant les déloger.

Un autre candidat, l'ancien député démocrate Pierre Nantel, qui se présente pour le PVC dans la circonscription de Longueuil–Saint-Hubert, pourrait aussi être écarté, après avoir soutenu la souveraineté du Québec lors d'une entrevue à la radio. Il sera lui aussi rencontré pour mettre la situation au clair.

Notre dossier Élections Canada 2019

Un lancement sur l’île de Vancouver

Sans surprise, le Parti vert du Canada a choisi la Colombie-Britannique pour lancer sa campagne, mercredi matin.

Elizabeth May et l’autre député vert avant la dissolution de la Chambre des communes, Paul Manly, avaient tous deux été élus dans cette province de l'Ouest, où le PVC espère faire des gains.

En entrevue à Radio-Canada, la chef a aussi dit rêver d’une vague verte au Québec, à l'image de la vague orange propulsée par Jack Layton et le NPD en 2011.

Rien n’est impossible pour nous, a-t-elle estimé, espérant détenir suffisamment de sièges au lendemain de l’élection pour détenir la balance du pouvoir dans le scénario d’un gouvernement minoritaire.

C’est le but du Parti vert, pour changer le cours de l'humanité, changer notre économie et protéger l’avenir. Le pire serait un gouvernement majoritaire libéral ou conservateur, a-t-elle laissé tomber.

Elizabeth May a aussi reconnu ne pas aimer le slogan Ni à droite ni à gauche. Vers l’avant ensemble choisi par son parti.

Les idées de droite contre celles de gauche, ce sont les idées du siècle dernier. Il faut travailler ensemble. À notre avis, il n’est pas possible d'imaginer qu’un seul parti soit à la source de toute la sagesse. Nous pensons qu’il y a de bonnes idées avec tout le monde, à gauche comme à droite, a-t-elle toutefois justifié.

Avec les informations de Laurence Martin

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