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Élections fédérales : la Colombie-Britannique pourrait peser lourd

Justin Trudeau et John Horgan échangent une poignée de main devant des employés de BC Hydro, en arrière-plan.

Justin Trudeau était en compagnie du premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, le 29 août 2019.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Julie Landry

Plus que jamais, les élections fédérales pourraient se jouer en Colombie-Britannique, aux dires de certains observateurs politiques. Il ne faut donc pas s’étonner de voir le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, lancer sa campagne dans la région de Vancouver.

« Le poids de la Colombie-Britannique dans cette élection est assurément plus important que lors des dernières élections », croit Sanjay Jeram, politologue de l’Université Simon Fraser. 

« Selon les projections que nous observons, la Colombie-Britannique pourrait décider du sort des élections », ajoute-t-il.

Un tableau qui dénombre le nombre de sièges par parti, en Colombie-Britannique, à la dissolution du Parlement. Il y a 17 libéraux, 8 conservateurs, 12 néo-démocrates, 2 verts, 1 indépendante et 2 sièges vacants.

Les libéraux détiennent un nombre record de sièges pour leur parti, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Selon Sanjay Jeram, sauf pour quelques châteaux forts conservateurs dans les régions rurales, presque tous les sièges pourraient faire l'objet d'une lutte.

Il y a eu de nombreuses courses à trois aux dernières élections, et sept victoires avaient été gagnées avec moins de 3 % d’écart. 

Les libéraux, qui détiennent 17 des 42 sièges en Colombie-Britannique, un nombre record pour ce parti, ont le plus à perdre, d'après Sanjay Jeram. Ils seraient vulnérables dans de nombreuses circonscriptions qu’ils ont gagnées de justesse aux dernières élections. 

Le politologue de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Gerald Baier abonde dans le même sens. Il croit donc que les libéraux ne prendront pas la Colombie-Britannique à la légère.

Jagmeet Singh prend la pose avec une électrice de la circonscription de Burnaby-Sud.

Jagmeet Singh quand il faisait campagne dans un marché de Burnaby en vue de l'élection partielle du 25 février.

Photo : Radio-Canada / Louis Blouin

Le NPD et les verts à surveiller

Il sera intéressant de suivre la performance du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la province, d’après Gerald Baier, parce que son chef, Jagmeet Singh, se présente en Colombie-Britannique et parce que le gouvernement provincial est néo-démocrate. Le NPD détenait 12 sièges à la dissolution de la Chambre.

Ils ne voudront pas perdre de sièges ici parce que c’est la pertinence même du NPD fédéral qui est en jeu.

Gerald Baier, politologue de l'UBC

D’après Sanjay Jeram, le chef du NPD, Jagmeet Singh, pourrait souffrir du fait que des joueurs clés comme Nathan Cullen et Murray Rankin ont décidé de ne pas se représenter aux élections fédérales.

Elizabeth May salue des militants.

Elizabeth May est arrivée vers 7 h, heure du Pacifique, devant la salle où elle devait lancer sa campagne.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

La popularité croissante du Parti vert pourrait aussi faire changer le portrait politique dans la province, surtout sur l’Île de Vancouver, d'où viennent les deux seuls députés verts. D'ailleurs, la cheffe Elizabeth May y a lancé sa campagne.

Ce sont les conservateurs qui pourraient en tirer profit, selon le politologue de la SFU.

« Dans certaines circonscriptions, on peut vraiment voir une possibilité de division du vote entre les libéraux, les verts et le NPD », prévoit-il.

L’affaire SNC-Lavalin : un enjeu majeur?

Deux importants dossiers de l’actualité se sont joués en partie en Colombie-Britannique, cette année.

Il y a d’abord eu l’affaire SNC-Lavalin, avec en son coeur l’ex-députée libérale et candidate indépendante dans Vancouver-Granville, Jody Wilson-Raybould. Il s’agit d’une des circonscriptions qui seront les plus surveillées lors de la soirée électorale. 

Affiches électorales de Jody Wilson-Raybould dans une vitrine d'un commerce, vues de l'extérieur.

L'ex-député libérale Jody Wilson-Raybould se présente comme candidate indépendante dans Vancouver-Granville.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Le dossier du pipeline Trans Mountain, dont le terminal se trouve dans la circonscription libérale de Burnaby-Nord-Seymour, risque d’être soulevé dans la campagne. 

Gerald Baier se demande toutefois si ce ne sont pas d’autres questions, comme la performance économique, le coût de la vie ou l’immigration qui seront privilégiés dans les discussions. 

Quels que soient les questions discutées, Gerald Baier croit que les principaux partis travailleront fort pour garder ou gagner des sièges dans la province.

« La dizaine de sièges qui peuvent être gagnés par n’importe qui en Colombie-Britannique pourraient être la clé pour former un gouvernement », croit-il.

Notre dossier Élections Canada 2019

Colombie-Britannique et Yukon

Politique fédérale